Après diverses traductions liées à des mises en scène, création d’une collection "Théâtre contemporain en traduction" avec la Maison Antoine Vitez-Centre international de la traduction théâtrale

Lions

ISBN : 978-2-84705-114-8
EAN :
9782847051148

13x21cm, 136 p., 15,80 €
3 hommes, 2 femmes

Publié avec le soutien du Centre national du livre et de la Maison Antoine Vitez

2014

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Collection Théâtre contemporain en traduction
traduit du catalan par Clarice Plasteig Dit Cassou

Deuxième pièce de la trilogie animale de Pau Miro, après Buffles, et avant Girafes.

Une famille (la mère, le père, la fille) tient une blanchisserie dans un quartier populaire.

Un soir, après la fermeture, un jeune homme inconnu y pénètre. Il n’est visiblement pas du quartier. Sa chemise est tachée de sang. Il est entré pour nettoyer sa chemise avant de retourner chez lui, dans les beaux quartiers.

La famille l’accueille, accepte de faire tourner les machines pour laver sa chemise. Mais, outre l’envie de comprendre la mystérieuse présence du sang, chaque membre de la famille est perturbé par la présence du jeune homme. Serait-ce le petit frère étrangement disparu dix ans auparavant qui revient miraculeusement ? serait-ce le gendre ou copain idéal pour la fille qui vit recluse sans l’usage de ses jambes (comme un châtiment auto-infligée par sa culpabilité) ?

Le lendemain matin le jeune homme veut s’échapper. Mais un commissaire, ami de la famille, vient annoncer qu’un dealer du quartier est mort égorgé à quelques rues de là durant la nuit précédente. Le doute s’installe malgré le déni du jeune homme. Alors chacun réagit selon ce qui le ronge, espère, voudrait, faisant fi de la réalité des faits.

L’écriture ciselée de Pau Miró génère un rythme qui éloigne de la situation du drame anecdotique : les personnages sont comme des animaux encagés par des forces qui les dépassent. Elle a également cette capacité à se détacher du réel qui s’appuie sur la fausse légèreté des dialogues et leur force poétique.

Extraits de presse

« (…) Lions pourrait être considérée comme une pièce policière ; en tout cas elle présente les ingrédients du genre : un cadavre, celui de Vincent, le dealer ; une arme blanche (un couteau) ; un enquêteur (Lopez) ; un suspect, David ; des alibis ; une fausse piste et surtout un dialogue-interrogatoire, un questionnement lent.

La fable animale, quant à elle, a quasiment disparu. Elle n’est plus désignée dans le titre de la pièce. Les animaux traversent l’espace textuel comme des ombres, des silhouettes. (…)

Le langage lui-même dans l’ensemble de la pièce est comme « gelé » par le retour régulier de la didascalie, silence, dernier mot du texte avant le noir. Assez souvent en effet les répliques sont entourées par cette indication. Le silence en dit plus que la parole qui jamais ne peut véritablement déborder, atteindre un sens. (…) »

[Marie du Crest, La Cause littéraire, 18 février 2014]

Vie du texte

Lecture lors du Festival Regards croisés à Grenoble, organisé par Troisième Bureau, le 18 mai 2013.

Lecture au Printemps des comédiens, dirigée par Dag Jeanneret, le 5 juin 2013.

Lecture de la trilogie animale aux Lundis en coulisse du Théâtre narration à Lyon, le 9 décembre 2013.

Lecture au Théâtre du Rond-Point à Paris, dirigée par Petya Alabozova, le 14 janvier 2014.

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