Éditions Espaces 34

Théâtre traduction

Après diverses traductions liées à des mises en scène, création d’une collection "Théâtre contemporain en traduction" avec la Maison Antoine Vitez-Centre international de la traduction théâtrale

Un fils formidable

ISBN : 978-2-84705-278-7
EAN : 9782847052787
13x21cm, 80 p., 13 €
3 femmes, 3 hommes
Publié avec le partenariat de la Fondation du Japon, dans le cadre de JAPONISMES 2018

2022

Un homme décide de fonder une nation dans son propre appartement. Sa mère, qui adhère à son délire, y trouve refuge, suivie par trois étrangers tandis que, de l’autre côté du mur, une voisine les observe de près.

Sur fond de liens sociaux et familiaux pervertis, chacun cherche un chemin entre solitude et inquiétude existentielle.

Un fils formidable passe sans cesse du rire à la noirceur, faisant la part belle à l’imagination, et propose une utopie qui évoque, en creux, la société japonaise contemporaine.

Extraits de presse

« Avec Un fils formidable de Shû Matsui, nous retrouvons l’étoffe des rêves shakespeariens.

Les cordons de l’imaginaire de l’auteur forment un tissu familial ambigu, alors il nous avertit : « pour moi, la famille est une fiction ».
Un air de boîte à musique, ou plutôt d’attente téléphonique, empli ce songe d’extravagance.

Dans un espace confus : Hawaï, le sable de la plage de Waikiki, un paysage de nuit, des objets, des peluches, des figurines, chantent la louange de Tadashi (fils formidable). Il désire une « reine » autre que sa mère. (…)

La boîte à musique fait danser les personnages : l’homme, la voisine, le grand frère, la jeune sœur. Eux aussi sont dans l’espace confus : « on va dans une région complétement inexplorée. Il faut être prudent, un petit rien peut causer une catastrophe ».
Parmi ces personnages, il y a un assassin en puissance. (…)

Un fils formidable représente une famille fictive. Matsui convoque la société japonaise, via cette famille, dans un texte contemporain utopique recouvert d’un tissu-territoire d’où sortent des sons de rivières ou encore de cigale. Le tissu, avec les plis en guise de vagues, devient Océan qui se métamorphose en robe de marier.

Un terrible souvenir nous parvient quand Tadashi s’enroule dans le tissu et se fait Nymphe. Nous avons l’image d’une ombre sur un mur d’Hiroshima.

Shû Matsui nous dit : « ça, c’est l’histoire. L’histoire d’untel, racontée par untel ». À travers son point de vue, nous voyons aussi la tradition perdue de l’empire du « Pays du soleil levant ».

La poésie de cette pièce s’écrit entre solitude et inquiétude existentielle. C’est formidable ! »

[Dashiell Donello, Le Blog Les Dits du théâtre, 22 mai 2022]

Vie du texte

Création en japonais surtitré dans une mise en scène de l’auteur au Festival d’automne de Paris en 2018.

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