Biographie
Jean Reinert est un auteur de pièces de théâtre, ainsi que de contes, de nouvelles et autres écritures.
Né en 1947 à Paris. Etudes de mathématiques à Paris et Orsay (1965/1970). Initiation à une formation théâtrale sous la direction et avec Pierre Debauche (Théâtre des Amandiers-Nanterre, 1969).
1969/72 : premières écritures. Il anime des ateliers-théâtre en camps de vacances de jeunes (Mairie de Nanterre, 92), puis en lycée (Décize, 58) où il est un temps professeur de mathématiques.
A partir de 1974, installé dans le Comtat Venaissin, il alterne l’écriture avec des activités plus lucratives (liste à la Prévert mais pour l’essentiel des cours particuliers de mathématiques). Premières pièces : Le Jardin des délices, Philanthropie (pièce lue à plusieurs voix au « Gueuloir » à Avignon).
1978/79 : traduction/adaptation et mise en scène du « Songe d’une nuit d’été » avec la troupe-amateur de la Maison des Jeunes et de la Culture d’Aubignan (84) : tournée dans le Comtat Venaissin (Aubignan, Beaumes-de-Venise, Avignon, L’Isle-sur-la-Sorgue… pour une douzaine de représentations : juin/juillet 1979).
A partir de 1985, il reprend les mêmes dispositions (cours, travaux de rédaction divers) à Montpellier, où il écrit l’essentiel de son œuvre théâtrale. Interventions dans des établissements scolaires (collèges, lycées) : il anime des ateliers d’écriture (Coursan, Gignac, Lunel, Montpellier).
Les années 1990 et 2000 sont particulièrement productives au niveau de l’écriture (voir œuvres). Il intervient pour des lectures (en individuel ou en collectif) dans des bibliothèques, médiathèques, salons du livre (Paris, Montpellier), théâtres et répond à des commandes d’écriture (Conservatoire/DRAC, Théâtre du Hangar, association La Filature -Lasalle, 30). Bourses d’écriture de la Région Languedoc-Roussillon et du Centre national des Lettres.
Il est appelé en 2002 à être expert/théâtre auprès de la DRAC Languedoc-Roussillon (2002/2008). Nommé Chevallier des Arts et des Lettres en 2006.
Jean Reinert est père de deux enfants : Magali (journaliste scientifique, Montpellier) ; Manuel (consultant en politique internationale, Washington DC -USA).
Depuis 2012, il vit et travaille en Cévennes.
Editions Espaces 34 (Les Matelles-34) :
- Le messager ; Judith ; La dispute dans "Quatre costumes en quête d’auteurs" (2009).
Ces trois pièces courtes ont été créées par Astrid Cathala (Théâtre du Hangar, Montpellier – déc. 2009, mars 2010)
- Le Don J. (2008)
Création : Jacques Bioulès (Théâtre du Hangar, Montpellier – 2008).
Mise en espace de la première partie par Jacques Nichet au Théâtre des Treize Vents (CDN Languedoc-Roussillon, Montpellier, nov. 1992) et par Michel Touraille à La Criée (Théâtre National de Marseille, nov. 2004).
Création par Michel Touraille avec les élèves du Conservatoire de Montpellier (Tour de Constance, Aigues-Mortes, juin/juillet 1998)
- La Geste d'Edmone (1994)
Réalisation en pièce radiophonique sur France-Culture : Claude Guerre, 1995.
Editions verticales (Paris, 2006)
- Les Amants de Bagdad
Une adaptation scénique du duo amoureux des Amants de Bagdad a été réalisée par Flavio Polizy (Bagdad mon amour) au Théâtre du Hangar, Montpellier, 2008).
L’Œil du souffleur (Paris/Massat-09)
- Artemisia (2016)
- Nadiejda (2012)
Editions Milan (Toulouse) :
- L'Enigme (théâtre jeune public, 2000).
L'Enigme a été représentée par les élèves des classes musicales : école et collège de Quissac ; mise en scène : Philippe Chanuel, 2004.
Grasset-Jeunesse (Paris) :
- La ballade de Charles et Véronique (1980)
- Au Jardin de Zoé (1982)
En ouvrages collectifs :
- Les Iles éparses (ABS éditions, Cayrac -46, 2008)
- Haut Vol (dans Brèves du Terral 2, Editions Domens -34 Pézenas, 1998)
Création : Dag Jeanneret (Chais du Terral, Montpellier, 1998)
Coupures de presse
La Geste d’Edmone : « A partir d’un fait d’histoire – l’une des premières actions de résistance contre les forces d’occupation – Jean Reinert développe une véritable tragédie antique, chaque tirade dénouant des rythmes et des musiques qui plongent le lecteur dans une atmosphère lancinante dont la mort serait le coryphée silencieux. » (Art Sud, Arles)
L'Ascension de la Tour de Constance : « En plus de l’émotion que proposent certaines de ces douze scènes, la pièce présente également une réflexion intéressante sur la poursuite du passé dans le présent, ainsi qu’une habile mise en abîme du théâtre et de sa représentation par l’ambivalente identité des personnages comédiens. » (Bulletin critique du livre en français, janvier 1999)
Les Amants de Bagdad : « C’est très beau, extrêmement sensuel. On sait bien ce que vaut cet amour-là, ce que sa présence phénoménale vaut face aux chars (…) Curieusement on sort de votre livre nourri et optimiste. Vous nous donnez l’illusion d’une victoire totale de l’amour, une sorte de démenti raffiné opposé à la guerre. » (Valérie Hernandez, La Gazette de Montpellier)
Le Don J. : « Quoi de neuf sur Don Juan ? Tout. Comme Œdipe, c’est un mythe qui s’éternise. (…) La forme choisie s’éloigne le plus possible du texte patrimonial de Molière : la pièce est une succession de flashes théâtraux hors de toute narration qui forment un tout assez impressionniste. Une scène a lieu dans un studio de publicité. La musique est électroacoustique. Un clown blanc et un Auguste s’en mêlent. Le Commandeur est un oligarque qui possède dix banques, cent hélicoptères et cent mille hectares de terre… et des journaux exposant complaisamment ses amours. (…) Sganarelle, le fameux valet, est aussi dans l’air du temps : « Je suis heureux de ce que j’ai mais malheureux de ce que je n’ai pas. » Avec le Commandeur, ils forment une paire tout à fait assortie au désenchantement et au furieux matérialisme modernes. (…) Don Juan, heureusement pour lui, pour nous, est profondément inadaptable. » (Valérie Hernandez, La Gazette de Montpellier, février 2008)
Note de mise en scène
Le Don J. : « Je vis dans la cité comme un sauvage dans la forêt. » Ce qui est posé, c’est la nature de l’homme. Il n’est pas question ici de considérer Don Juan comme un asocial. Il est, par essence, hétérogène à la société qui l’entoure. Il n’est pas naïf, mais léger, comme un art de vivre. Et ce que l’écriture rend admirablement, c’est cela : cette insouciance à l’égard de la vie matérielle, ce désintérêt pour ce qui doit rester… » (Frédéric Gelbseiden, metteur en scène de la Compagnie des Nuits partagées)
Autres publications (non exhaustif)
- Le philosophe foolifère (dans « Y a-t-il un écrivain dans la ville », Atelier du Gué, 1982)
- Poète, hors le théâtre ! (dans « Action Théâtre », juin 1998)
- To be or not to be (dans « La plus grande Grande Pièce du Monde », théâtre du Rond-Point, éd. des Amandiers, oct. 2002)
- E pur, scrive (dans « chicxulub » N°7, Montpellier -2005)
- Le Chant de la disparition de l’Homme (dans « Ecologie & Politique » N°31, éditions Syllepse, Paris -oct. 2005)
- Permis de vie (dans « chicxulub » N°15, Montpellier -2007)
- Macbeth et le dramaturge (entre autres dans le Billet en ligne des Écrivains Associés du Théâtre)
- L’animal au regard d’or, L’Ennemi de l’homme, Les funérailles de Pantagruel et autres courtes proses dans "Funambule" (ada, 2007/2014) et "L’imprévue" (Saint-Jean du Gard -30)
Autres pièces
Le Jardin des Délices ; Philanthropie ; Ils n’avaient qu’une corde à leur arc ; Average Analysis ; Les Bacchantes ; L'Homme de Brokenstone ; Oniroplasmie ; Odysséos ; Staline (La septième figure) ; Fanty Parade (jeune public) ; Pinceau et l’Ange ; King A ; Eratosthène et l’arpenteur ; Spinoza & le Cyborg.
Nouvelles, romans, récits, divers
L’Enfance de l’art (nouvelles), Histoire de la fin (roman), La Conjecture de Terjarineen (récits), Le monde selon Terjarineen (aphorismes).
Commandes d'écriture
- L'Ascension de la Tour de Constance : DRAC/Monum/Conservatoire de Montpellier-Région, 1998
- (Pour "Quatre costumes en quête d’auteurs") La Discorde ; le Messager ; Judith ; Pinceau et l’ange : Théâtre du Hangar, Montpellier, 2009
- King A (jeu dramatique pour l’opéra "Le Roi Arthur") : La Filature du Pont de Fer, Lasalle, 2010
- L’homme, la bête, et l’ange : Festival "Tolérances", Valleraugue - 2017
Bourses d’écriture
- Centre Régional des Lettres pour : Oniroplasmie – théâtre (1994)
- Centre national du Livre pour : Staline (La septième figure) – théâtre (2000/2002)
- Région Languedoc-Roussillon pour : Histoire de la fin – Roman (2007/2010)
Ateliers d'écriture
Collège de Coursan (11), atelier des Mailheuls : Histoires du jour et de la nuit. Collège de Gignac (Hérault). Comédie-bouffe "Animaux vous serez !". Lycée Mermoz (Montpellier, 34) : "Femmes". Présentation scénique d’Une Nuit inégalement noire (Fanny Reversat). Associations « Les murs d’Aurelle » et « Trait d’Union » (Montpellier, 34) : "Le « je » et le jeu." Présentation scénique : Mathias Beyler. Lycée Victor Hugo (Lunel, 34). Naissance d’un personnage.
Autres évènements (non exhaustif)
Les voix de Jean Reinert : conception et mise en voix, Astrid Cathala ; avec Jean Reinert, Astrid Cathala (voix et chants), Gil Angelo Gazzoli (musique et environnement sonore). Abbaye de Lagrasse et librairies : oct., nov. 2024. L’homme, la bête et l’ange, lecture à Valleraugue pour le festival "Tolérances" (12 & 13 juillet 2017). Oniroplasmie : mise en espace en 2012 par Hélène Cohen au Théâtre de la Huchette (Paris). King A a été représenté en juillet 2010 en accompagnement de l’Opéra de Purcell "Le Roi Arthur" à Lasalle (Gard), chef de chœur : Christophe Lombard, metteur en scène : Frédéric Roustan. Eratosthène et l’Arpenteur a été présenté au Palais de la Découverte (Paris) pour la Fête de la Science (oct. 2011). Les amants de Bagdad a été lu à deux voix (Marie-Audrey Simoneau et l’auteur, direction Ilène Grange) dans les médiathèques de Charbonnière (69) : oct. 2012, et de Pignan (34) : 2009. Pinceau et l’Ange a été créé au Théâtre du Hangar (mise en scène, Alexandre Morand, 2008). Une mise en espace du Don J. a été réalisée par la Compagnie des Nuits partagées (direction Frédéric Gelbseiden) au Lycée Louis Feuillade de Lunel (30) : 2004. Lecture transversale de l’œuvre théâtrale de Jean Reinert au Théâtre La Vista (Montpellier) par la Compagnie des Nuits partagées (direction Frédéric Gelbseiden) : nov. 2003. To be or not to be a été lu par l’auteur au Théâtre du Rond-Point (dans La plus Grande Grande Pièce du monde, Paris, 2002). Lectures d’extraits de différentes pièces (Salons du Livre de Paris ; Printemps des Comédiens (Montpellier) ; Comédie du livre (Montpellier)… etc.