Après diverses traductions liées à des mises en scène, création d’une collection "Théâtre contemporain en traduction" avec la Maison Antoine Vitez-Centre international de la traduction théâtrale

Plus vite que la lumière

ISBN : 978-2-84705-085-1
EAN : 9782847050851

13x21cm, 80 p., 12,80 €
pour 3 actrices et 2 acteurs - 19 personnages

Pièce publiée avec le soutien du Centre national du livre et de la Maison Antoine Vitez - Centre international de la traduction théâtrale

2012

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Collection Théâtre contemporain en traduction
Traduit du suédois par Marianne Ségol-Samoy.

Un chat tombe du dernier étage d’un immeuble et essaie, durant sa chute, d’expliquer la théorie de la relativité : d’un point de vue purement objectif notre existence est plus longue si on vit à toute allure.

Ailleurs, dans une petite ville du nord de la Suède, tout s’est arrêté : Lennart vient d’être licencié, Anna et Christian se séparent, le mari de Rut est mort et le pasteur (une femme), qui enterre le défunt, n’arrive plus à supporter son propre mari, lui-même obsédé par la fermeture du nouveau café du centre ville.

Tous ces personnages sont enlisés dans leurs problèmes, tout en exprimant une envie intense de vivre. Mais comment y parvenir quand on doute à ce point de sa propre existence ?

Cette comédie de Rasmus Lindberg aborde les thèmes récurrents de son œuvre : les rapports à l’espace-temps et les questions métaphysiques qui en découlent.

La rapidité des scènes est en combat constant avec l’inertie des personnages face à leur propre destin. La langue pleine d’humour, de jeux de répétition et de sonorités, d’onomatopées, nous embarque dans un univers où l’absurde est le lieu d’un questionnement existentiel.

Extraits de presse

« Plus vite que la lumière commence par un chat qui tombe, s’arrête en suspension et commente sa position inconfortable.
Le texte nous emmène dans une Suède drôle et surréaliste et nous fait découvrir une autre façon d’écrire, de décrire et de penser le monde. »

[Bruno Paternot, Inferno-magazine, 15 juin 2012]


« (…) Rasmus Lindberg est un tout jeune auteur suédois. Loufoque et profond. Sa pièce est un concentré d’humour et d’intelligence.

En 42 petites scènes très courtes il écrit la vie quotidienne, faite d’espoirs déçus, de ruptures, d’accidents mineurs, et de commentaires. Et ces scènes n’en finissent pas de se dérouler. Comme si, vues de loin, et peut-être de la perspective d’un chat tombant dans le vide, nos vies se concentraient autour de petits événements, de toutes petites tragédies qui enflent jusqu’à occuper toute la place et finissent par devenir la vie elle-même.

Le texte est organisé comme si toutes ces petites planètes, tournant sur des orbites différentes, venaient parfois de croiser, ou s’aligner, et mettaient alors en commun leurs paroles. Et puis de nouveau les trajectoires s’éloignent et les conversations aussi.

Et puis il y a Lennart. Il a tout perdu, ou plutôt, n’a jamais réussi à s’ancrer dans ces petits moments si importants. Il n’a plus de travail, il fait peur aux enfants, il est l’électron libre de l’histoire. Il veut anéantir ce monde qui ne lui a pas fait de place. Et pourtant il ouvre les yeux. « Aujourd’hui donc, j’ai été renvoyé, et en fanfare en plus ! Mais ça m’a permis d’ouvrir les yeux et de voir comme le monde est beau autour de nous. Le changement des saisons inscrit dans la nature, la lumière oblique de l’été et la femme aimée depuis le premier jour. » (…)

Réjouissant. »

[Patrick Gay-Bellile, Le Matricule des Anges, n° 140, février 2013]

Le texte à l’étranger

La pièce est créée en suédois en 2005 au Norrbottenteater à Luleå dans une mise en scène de Olle Thönqvist.

Vie du texte

Mise en lecture à la Mousson d’été 2011, dirigée par Eric Lehembre.

Lecture dirigée par Dag Jeanneret au Printemps des comédiens, Montpellier, le 25 juin 2012.

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