Textes d’aujourd’hui pour le théâtre. Ces publications sont régulièrement soutenues par la Région Languedoc-Roussillon, et depuis 2003 par la SACD.

L’été où le ciel s’est renversé

ISBN : 978-2-84705-089-9
EAN : 9782847050899

13x21cm, 72 p., 12 €
2 hommes, 3 femmes

Ouvrage publié avec le soutien du Centre national du livre

2012

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« Deux époques : L’été de la fin de l’enfance & Les grandes personnes.
Cinq personnages : trois filles, Nelle, Luz, Lalla - deux garçons, Boï et Ariel.

Nelle est la Petite, Tu crois que c’est fini l’enfance ? À l’opposé, il y a Lalla, la plus âgée, dont on ne sait ni d’où elle vient, ni où elle va, lorsqu’à la fin de l’été elle aura disparu. Partir, ils en rêvent presque tous, même Boï (pour faire comme les autres). Mais personne ne part à quatorze ans.
Lalla existe-t-elle ? Est-elle, dans leur esprit, la représentation de la liberté et, en même temps, de son envers, la perdition ? Rêves conjugués de vie et de mort, comme on en fait à l’adolescence.

L’histoire se raconte une fois que les personnages sont devenus adultes, des « grandes personnes ». C’est Nelle qui a une vision, le visage de Lalla soudain ressuscité. Ça se passe au moment de l’automne, lorsque les oies s’envolent pour des temps plus cléments.

Boï, Luz et Ariel rejoignent Nelle sur une île au Québec où elle habite. Quarante ans, c’est aussi le temps d’un passage. Ensemble, ils retournent sur les lieux de cet été de la fin de l’enfance, cette période après laquelle rien n’a plus jamais été pareil. Ils se sont dispersés, perdus de vue pour certains, mais aucun n’a oublié ce dernier été et leur princesse secrète, Lalla.

Au bout de ce temps qu’ils passent à rassembler leurs souvenirs parfois contradictoires autour de Lalla, ils se quittent à nouveau. Il était question de retrouver Lalla. C’est ce qu’ils viennent de faire, ils ont clos le chapitre de l’été qui a eu lieu trente ans avant. Que Lalla ait réellement existé, ou qu’elle ait été une apparition, un rêve, elle a incarné en chacun d’eux la part de mystère qui s’ouvre au début de l’adolescence, le rêve du grand départ. »

Claudine Galea

Extraits de presse

« Claudine Galea développe un monde d’une poésie et d’une légèreté magnifiques.

Par petites touches, à la manière dont fonctionne une mémoire, en l’occurrence une mémoire collective, elle trace délicatement les contours d’un tableau, d’un paysage, d’un passage qui sépare et relie en même temps l’enfance et l’âge adulte, ce temps des 14 ans. Avec ses espoirs, ses désirs, ses amours avouées ou non, ses trous, ses manques, et ses images reconstruites, inventées parfois parce que trop rêvées. Et cette tension vers demain, vers l’ailleurs, vers l’inéluctable départ, comme la raison d’être d’une présence au monde.

(…) Le texte se présente comme une évocation, un surgissement d’images remontées du passé. Elles se mêlent, se déforment, et respirent encore au gré des émotions ressenties par les adultes face à cette essentielle part d’eux-mêmes. Part d’enfance. Part d’ombre et de lumière.
Et le lecteur, touché, partage avec les personnages beaucoup d’instants précieux de cette évocation.

La langue de Claudine Galea évite l’écueil de ce qui pourrait ressembler à une nostalgie d’adultes, les clichés d’une adolescence romantique. Il n’en est pas du tout question. Les grandes personnes, qui interviennent régulièrement tout au long du texte, ont toujours en eux cette étincelle qui brûle. Et une fois repartis chacun aux quatre coins du monde, chacun dans sa vie, sa famille, ils se souviendront longtemps qu’ « Une oie écrit ton nom dans ma tête ».

On se doute à la lecture, qu’il y a de la musique dans ce texte et du chant aussi, car seule la poésie peut porter cette incandescence qui allume les désirs au cœur des enfants, ce trouble vécu de la perte d’une innocence, et que cet entre-deux de la vie est sûrement son expression la plus pure. »

[Patrick Gay-Bellile, Le Matricule des Anges, n° 130, février 2012]


« (…) texte théâtral sur la sortie de l’enfance et le désir de liberté.

Quatre jeunes adultes se retrouvent 20 ans après un été de vacances à la fin desquelles l’une d’entre eux a soudain disparu. Comme une oie blanche dans le ciel.

Le texte alterne les moments de l’enfance, moments de souvenirs, et ceux des retrouvailles, qui occupent tour à tour le côté gauche ou le côté droit de la page. Tout est centré sur le personnage de Lalla, fille étrange et solitaire, qui n’aimait ni embrasser les garçons, ni s’habiller en fille. Ce qu’elle aimait c’est la musique qu’elle faisait dans sa tête et les oies qui partent, loin.

La langue fait entendre la petite musique de Claudine Galea, avec ses mots simples et ses images fulgurantes… »

[C.B., Zibeline, n° 50, 21 mars-18 avril 2012]


« L’été où le ciel s’est renversé, titre à la beauté picturale, poétique, fait remonter la fin de l’enfance (…) de quelques adultes, deux hommes et trois femmes.

Dans le passage du récit aux dialogues s’ébruite une musique intérieure, refluent les mémoires, l’inventée et la réelle. Dans le tuilage du passé et du présent s’éprouvent les sentiments, les séparations, les écarts de soi, à l’autre, au monde.

Sur la scène du Théâtre Jeune public, la langue dépouillée de Claudine Galea se meut en parole incarnée, dont les vertiges ricochent sur nous, les spectateurs. »

[VEP., Reflets DNA, 21 janvier 2012]


« La mise en scène épurée d’Ève Ledig et la langage dépouillé de Claudine Galea ouvrent les portes à un questionnement sur les enjeux de ce temps parfois vécu comme au bord du précipice (…).
Le chant accompagne les mots, leur donnant souffle de vie et profondeur.

(…) Par le biais d’un théâtre musical contemporain plein d’humour et de nostalgie, L’été où le ciel s’est renversé touche petits et grands en traitant la mutation ambiguë que subit chacun en passant de l’adolescence à l’âge adulte (…).
Un petit bijou de légèreté et de poésie au répertoire du Fil rouge théâtre ».

[Claire Tourdot, DNA, 1er janvier 2012]


« Les rencontres, les questions, les doutes. Les premières amours, les corps qui se métamorphosent, les différences. Les envies, la jalousie, le rêve, la réalité. Les absences. Autant de sujets qui font ou refont surface tandis que les oies sauvages, comme un fil rouge, rythment les différents tableaux.

Des oies dont on sait que le vol invite aussi à se mettre en quête d’univers inconnus. »

[Didier Humbert, L’Est Républicain, 26 janvier 2012]


Vie du texte

Création par la compagnie Le Fil rouge théâtre, dans une mise en scène de Eve Ledig, de la pièce en "Théâtre chanté pour un chœur de cinq interprètes", composition et direction musicale : Jeff Benignus, au Théâtre Jeune Public, CDN d’Alsace à Strasbourg du 17 au 21 janvier 2012.

Tournée de création 2012
— La Méridienne, théâtre de Lunéville (54), 25 et 26 janvier
— La Filature, scène nationale de Mulhouse (68), 2 et 3 février
— L’Hippodrome, scène nationale de Douai (59), 16 et 17 février
— Opéra de Reims et festival Méli’môme (51), 3 et 4 avril
— Grand Théâtre, scène conventionnée de Lorient (56), 3 et 4 mai
— Festival Spot, Biel/Bienne, Suisse, 9 et 10 mai

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