Textes d’aujourd’hui pour le théâtre. Ces publications sont régulièrement soutenues par la Région Languedoc-Roussillon, et depuis 2003 par la SACD.

Septembres

ISBN : 2-84705-058-2
EAN : 9782847050585
13x21cm, 64 p., 11 €
Ouvrage publié avec le soutien du Centre national du livre
1 homme, ou plusieurs voix

2009

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Postface de Michel Simonot

Septembres fait entendre la voix intérieure d’un enfant, qui sort de sa chambre, traverse les ruines de sa ville, gravit la colline et parvient au sommet sous les bombardements.
Sa descente sera une métamorphose de l’enfant en jeune homme qui pourrait devenir poseur de bombes.

« Le texte nous introduit au plus profond de soi, là où, confrontée à la mort, à la violence physique, à la violence politique, à la destruction, la raison cède au poème. Alors, le corps reste seul, avec, comme unique chemin, ses mots à prononcer. » Michel Simonot

Philippe Malone, comme dans tous ses textes, remet en question l’ordre du monde et ses formes de domination. Ici il choisit la forme d’un long poème d’une seule phrase dans lequel la langue et sa reproduction graphique sont le reflet du chaos du monde et du trouble de la raison.

Concernant la mise en scène de Michel Simonot, voir ici.

Pièce finaliste du Grand Prix de littérature dramatique 2010.

Extraits de presse

« (...) Le texte s’ouvre par le poème de Peter Handke Lied Vom Kindsein (le Chant de l’enfance) - celui qui donne une tessiture si particulière aux Ailes du désir de Wim Wenders - et s’inscrit ainsi résolument dans une veine poétique. Il est écrit d’un seul souffle, sans ponctuation, pour être proféré, comme un chant, une transe, avec ses silences et sa durée. Les mots deviennent alors matière et sont sculptés, taillés, étirés, tordus, bousculés. Ils ont une existence propre sur le papier et en prennent une autre dans leur oralité. Les nombreux prénoms de toutes provenances évoqués dans le récit, comme autant de figures du témoin, y sont barrés, comme si graphiquement il s’agissait de s’interroger pour savoir si on a affaire à des morts ou à des vivants.
(...)

Le premier enjeu, celui de la langue, absolument étonnante dans ses explorations, ses répétitions, ses fragmentations, ses étirements, ses contractions, est emporté haut la main. »

[Marina Da Silva, Le Monde diplomatique, 30 juin 2009]


« la prose d’orfèvre de Philippe Malone(...)
langue musicale et hautement poétique(...)
un attentat poétique à la guerre et un mémorial littéraire rendu aux innocents »

[Anne Leray, France Culture, 19 janvier 2009]


« Une écriture lumineuse pour dire ces pays otages de la violence, une ode à Sveta et aux victimes de la guerre, à savoir, la beauté, l’avenir et la justice.
Un long poème qui fait surgir le sens par la langue mais aussi par les formes d’écriture : différentes graphies, majuscules, minuscules, mots rayés...
Ce texte à la fois lyrique et concret, au-delà de son propos sur la guerre et les rapports Occident Orient, fait du théâtre, l’espace de la dignité, lui redonne sa valeur première : une parole poétique politique. »

[Mireille Davidovici, Aneth, avril 2009]


« texte magnifique (...) Le texte de Malone, dur et doux à la fois, ne décrit pas les corps déchiquetés mais nous fait ressentir l’absence des proches. Il n’accuse personne mais, évoquant les dégâts causés par les bombardements, il souligne l’anéantissement de la beauté, celui aussi de la justice et de l’avenir... »

[Mireille Picard, Midi-Libre, 27 janvier 2009]


« fulgurant et splendide texte (...) Dentelle de mots tranchants, le verbe chaotique entrechoque les syllabes et leurs sonorités pour prendre le pouls agonisant d’une ville éventrée... »

[Anne Leray, L’Hérault du jour, 23 janvier 2009]


« L’histoire ne se situe pas en Tchétchénie, ni en Irak, ni au Liban, ni en Palestine, ni en Amérique... Toutes les précautions ont été prises pour éviter d’entendre cette pièce sous le prisme d’un seul conflit. C’est un chant du cœur, qui a pour but de les embrasser tous... »

[12 Mag, janvier 2009]


« Septembres est un long poème, sans point, ni virgule. Une seule longue phrase pour décrire un processus de déshumanisation, pour tenter de cerner ce qui fait qu’un enfant bascule dans le terrorisme.

Le principe de la phrase unique nous pousse à envisager l’histoire comme un tout, une globalité, plutôt qu’une succession de faits. Cette vision holistique permet à l’auteur d’aborder son sujet sous un biais humain, émotionnel, dépouillé de l’aspect documentaire. La grande force de l’oeuvre de Malone est justement de réussir à replacer l’Homme, à la fois victime et bourreau, dans un contexte beaucoup plus vaste, politique, économique. Pas d’angélisme, ni de diabolisation, mais une manière d’aborder le sujet de manière profondément humaine.

Autant dire que ça fait mouche, et pour peu qu’on accepte de se laisser porter par ce fil, ce flot, ce mouvement, on en ressort bouleversé. La voix douce de Malone flageole parfois, bute de temps en temps, le souffle est court, et pourtant toujours justement placé. On s’accroche à cette fragilité, à ce souffle qui ne rompt pas, happé par cette spirale magnifique et vertigineuse de mots. Un très bel instant suspendu, pour un très grand texte. »

[Anne Vivier, Racines, 25 novembre 2008]

Le texte à l’étranger

Traduction en italien par Flavio Polizzi, et publication aux éditions Angolo Manzoni en avril 2010.

La pièce est jouée au Théâtre Acorso, Italie, le 18 juillet 2010
dans une mise en scène de Michel Simonot
avec Flavio Polizzi, musique Franck Vigroux


Traduction en allemand de Kritin Schulz.

Sélectionné par le Festival Primeurs, festival d’écriture contemporaine, est un partenariat entre Le Carreau, scène nationale de Forbach, le Saarländisches Staatstheater, SR 2 KulturRadio et l’Institut d’études françaises de Sarrebruck. Lecture le 24 novembre 2012.

Mise en espace de Septembren par Claudia Roth et interprété par Corinna Harfouch avec aussi sur scène Johannes Gwisdek, musicien, et le peintre Helge Leiberg, Deutsches Theater, Berlin, 6 décembre 2015 et 26 mars 2016.

Tournée en Allemagne 2017
— Bundestag, Parlement à Berlin, 14 février
— Schaubühne à Leipzig, 17 et 18 février 2017

Vie du texte

Lecture par Philippe Malone, à La Chartreuse-Cnes de Villeneuve-les-Avignon, le 25 septembre 2008.

Lecture par Philippe Malone, au Théâtre de la mauvaise tête, Marvejols (48), le 14 novembre 2008.


Création dans une mise en scène de Michel Simonot, avec Jean-Marc Bourg (jeu) et Franck Vigroux (musique électro-acoustique) au Théâtre d’O, Montpellier, du 21 au 30 janvier 2009.

Représentations lors des Rencontres d’été de La Chartreuse, festival d’Avignon 2009, dans une mise en scène de Michel Simonot, avec Jean-Marc Bourg (jeu) et Franck Vigroux (musique électro-acoustique).
Reprise au Plessis théâtre, La Riche (37), 4 et 5 novembre 2009.
et au Centre Théo Argence, St Priest, le 9 février 2010.

Tournée de création dans une mise en scène de Michel Simonot, avec Jean-Marc Bourg (jeu) et Franck Vigroux (musique électro-acoustique). :
— Anis Gras (Paris-Arcueil), du 15 au 17 septembre 2010
— Théâtre du Saulcy, Metz, 19 octobre 2010
— Espace des Anges, Mende (48), 19 octobre 2011.


Sélectionné dans le Carnet de lecture n°14 d’Aneth.

Lecture par Philippe Malone à L’Institut hongrois de Paris, lors du Salon du théâtre, le 22 mai 2009.

Lecture par Philippe Malone au Studio théâtre de Vitry (94) lors d’une journée "Chantier Malone" proposée par Gislaine Drahy, Théâtre narration, le 23 mai 2009.

Lecture au Taps-Scènes strasbourgeoises, à l’initiative de Gabriel de Richaud et Philippe Caillot, le 13 novembre 2009.

Lecture par Philippe Malone à Aneth, le 10 mars 2010.

Lecture par Philippe Malone au Théâtre de la Tête noire, Saran, lors de TEXT’AVRIL, le 31 mars 2010.

Lecture par Philippe Malone à la Scène conventionnée d’Auxerre (89) le 3 décembre 2010.


Création radiophonique, dans le cadre de l’Atelier de fiction de France Culture, dans une réalisation d’Alexandre Plank, musique et création sonore de Mickael Schaller, le 12 septembre 2012.


Septembres fait l’objet de deux communications universitaires :
— « Le drame sous l’œil de l’enfant d’Henrik Ibsen à Philippe Malone » par Sandrine Le Pors, Journée d’étude « Figuration, dramatisation et point de vue de l’enfant dans les écritures théâtrales contemporaines », université d’Artois, Arras, 20 novembre 2012.
— « Le théâtre ou la possibilité du poème : lyrisation du drame et espaces phonés dans Vivre dans le secret de Jon Fosse et Septembres de Philippe Malone, Colloque international « Poésie et théâtre », Sorbonne, université Paris IV, Paris, 6 et 7 décembre 2012


Pièce sélectionnée pour circuler dans le Réseau Eurodram en vue de traductions, mars 2014.

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