Textes d’aujourd’hui pour le théâtre. Ces publications sont régulièrement soutenues par la Région Languedoc-Roussillon, et depuis 2003 par la SACD.

Lamineurs

ISBN : 2-84705-016-7, 13x21 cm, 88 p., 12 €
1 homme, 2 femmes, 1 voix
Ouvrage publié avec l’aide de l’ODAC du Calvados et du Centre régional des lettres de Basse-Normandie
E-BOOK sur http://e-fractionsdiffusion.com/telechargement/editions-espaces-34/

2005

Nous ne proposons pas d'achat en ligne. Mais certains ouvrages sont disponibles en ebook.

Évoquant la fin du monde ouvrier, Lamineurs traite de la perte des repères des individus dans une société dont l’omniprésence aliène la personne.

Il ne s’agit pas d’une pièce réaliste. Lamineurs intègre des éléments oniriques et poétiques, et distancie son propos par le mode même de son écriture.
Outre une « voix » de propagande, la pièce comporte trois personnages :
- le père, devenu socialement inutile et enfermé dans le passé, avant de devenir le propre bourreau de son humanité ;
- la mère, obsédée par certains détails quotidiens ;
- et la fille qui rêve, avec une révolte sous-jacente.

Extraits de presse

« Première pièce éditée de Christophe Tostain, Lamineurs fait autant peur que sourire. Car cette immersion ironique, catastrophique, dans une société soumettant l’humain aux finalités de l’économie navigue entre absurde et horreur. »
[Tatouvu, Manuel Piolat Soleymat, nov. 05 - janv. 06]


« Lamineurs, surtout, nous a vivement intéressés par ce qu’elle développe à propos de la mort du monde ouvrier, des ravages de la marchandisation du monde et de l’esprit de rentabilité du libéralisme sur les corps et sur l’idée d’humanité. (...) La structure dramatique, foncièrement dialectique, nous a paru produire des effets de sens très surprenants et efficaces, par croisements de discours et de motifs.

Ainsi, le retournement, à partir de l’arrestation du Père, qui, du refus, conduit à la soumission et à la participation complice (du Père qui tue les gens, de la Mère qui a de la viande, de la société qui prospère et où la Fille n’a plus d’espace) accomplit-il un tour
de force sans déraper dans une démonstration volontariste, autoritaire. Par ailleurs, le très beau mouvement narratif interne, alternant et mêlant avec souplesse des moments dialogués et des récits croisés, parvient à rendre compte à la fois du mouvement de la mémoire et de l’isolement des consciences comme de la profondeur essentielle de leurs échanges.

L’écriture enfin avance avec assurance et rigueur dans de courts vers libres et droits, d’une grande force d’évocation picturale (notamment les paysages donnés par la Fille). Elle restitue la véracité de l’implication intime dans l’ordre du monde, sans ostentation, ni préciosité (...) Nous avons un peu pensé à l’écriture de Jon Fosse, mais la vôtre, ici, reste très concrète sans recherche d’ineffable et de silence. Nous l’avons beaucoup aimé. »
[Comité de lecture du Théâtre national de la Colline, Paris, déc. 2005]


Extrait de la note d’intention du metteur en scène, Christophe Gonzeran, compagnie Fahrenheit 451
« L’écriture ici ne s’apprivoise pas facilement, il faut lire et relire pour comprendre son rythme, voire plutôt ressentir son souffle propre, sa poésie, sa dureté, son va-et-vient entre évocations sensibles et vocabulaire authentique, concret. Il n’est pas question d’un reportage sur le monde ouvrier, d’une oeuvre militante mais d’un cauchemar d’après une réalité que chacun reconnaîtra. »

Vie du texte

Lecture dirigée par Juliette Croizat au marché de l’édition théâtrale, place Saint-Sulpice, Paris VIe (28 juin 2005).

Lecture par Didier Sandre lors de « Texte nu » organisé par la SACD - France culture dans le cadre du festival Nîmes culture (10 juillet 2005).

Diffusion sur France Culture de cette lecture le 6 décembre 2005.

Lamineurs est sélectionné par le comité de lecture, dirigé par Denys Laboutière, du Théâtre des Célestins à Lyon. Lecture d’extraits et débat avec Christophe Tostain lors de la manifestation « Auteurs présents » le 19 mai 2006.

Autour de « Ecritures et résistances », rencontre-débat avec notamment Christophe Tostain et lecture d’extraits de la pièce, médiathèque de Ganges, le 13 octobre 2007.

Chantier de création dirigé par Christophe Gauzeran, compagnie Fahrenheit 451, avec Catherine Chauvière (La Mère), Juliette Croizat (La Fille), Jean-Yves Duparc (Le Père), Laurent Mothe (La Voix), Institut culturel hongrois, lors du Salon du théâtre, Paris, le 23 mai 2010.

Chantier de création (suite) au Théâtre de la Belle étoile (93) le 5 février 2011.

Haut