Éditions Espaces 34

Hors cadre

L’espace littéraire se transforme. Les écritures d’aujourd’hui demandent à être accueillies au-delà des zones définies par des termes qui enferment. L’important n’est pas l’identification catégorielle mais la pulsion qui préside à la langue et à la pensée et qui donne à la littérature ses multiples formes. Cette collection est ce lieu pour des voix, des fictions qui appellent la parole et le corps. Un trouble dans les genres, des forces en mouvement, du désir, de l’audace, de l’invention.

Debout, la joie

ISBN : 978-2-84705-271-8
EAN : 9782847052718
13x21cm, 80 p., 14 €

Publié avec le soutien du Centre national du livre

2022

Le ressac de la mer étreint le mouvement de Debout, la joie.

Son flux caresse, lamine, charrie, creuse et polit, emportant le lecteur dans une valse des pronoms, des voix et des identités.

Au bouleversement de la rencontre avec l’œuvre de l’écrivain Mathieu Riboulet – dont le texte résonne ici comme un hommage –, la voix narrative tresse un dialogue, questionnant le lecteur : "Que produit la littérature face au travail du temps, de la mémoire, du deuil et de l’amour ?"

Conversation entre les morts et les vivants, Debout, la joie, travaille au dépouillement et à l’épure de l’écriture, à son archéologie même, affirmant le geste littéraire comme celui du lieu possible d’une Fraternité.

Extrait de presse

« Le texte de David Léon s’affirme comme l’impossible néces­sité d’un conti­nuum.

L’oeuvre est frag­ments (un des mots essen­tiels du livre), au nombre de 25 comme autant de poèmes en prose, de pages d’un jour­nal intime rap­por­tant le temps du Covid, des grandes mani­fes­ta­tions pro­tes­ta­taires, du Confi­ne­ment, de l’explosion sur le port qui a ravagé Bey­routh ou celui des incen­dies cali­for­niens, des lec­tures de l’auteur Mathieu Ribou­let, mort en 2018, ou le temps passé sur la vaste plage médi­ter­ra­néenne des corps nus, des vagues, des oiseaux migra­teurs, la Maguelone.

Au-delà du frag­ment, quelque chose emporte la voix de l’auteur, celle qui lira d’ailleurs un des pas­sages de son texte (cf XXI) sur Sound­Cloud. Les lignes chassent tout obs­tacle. La ponc­tua­tion et les majus­cules qui nor­ma­le­ment se répondent, ont dis­paru.

De la plage à la « mer étale » de l’ouverture à celle du bai­gneur entrant dans les eaux froides de la mer, la parole écrite tisse sa toile. (...)

Mais au-delà de la simple cita­tion ou illus­tra­tion, ces extraits [de Mathieu Riboulet] sont hom­mage et tom­beau poé­tique, voix off qui « dit » en quelque sorte, lec­ture en direct et écho onos­ma­tique : Mathieu, l’écrivain et Mat­thieu le frère sui­cidé, per­son­nage fon­da­teur du théâtre de David Léon.

Les « deux frères » dont la gémi­née du t serait l’unique fron­tière. Les deux corps empor­tés dans la mort par la mala­die ou le pas­sage violent d’un T.G.V.

Les deux œuvres s’embrassent, s’enlacent. (...)

La joie de sai­sir dans la des­crip­tion, l’image poé­tique du lan­gage, la beauté du monde, du vivant saisi dans toute sa force comme si David Léon fon­dait en écho à l’oeuvre de Mathieu Ribou­let, une nou­velle écri­ture, récon­ci­liant les êtres aveceux-mêmes. »

[Marie Du Crest, Le littéraire.com, 2 avril 2022]

Un court extrait lu par l’auteur

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