Éditions Espaces 34

Hors cadre

L’espace littéraire se transforme. Les écritures d’aujourd’hui demandent à être accueillies au-delà des zones définies par des termes qui enferment. L’important n’est pas l’identification catégorielle mais la pulsion qui préside à la langue et à la pensée et qui donne à la littérature ses multiples formes. Cette collection est ce lieu pour des voix, des fictions qui appellent la parole et le corps. Un trouble dans les genres, des forces en mouvement, du désir, de l’audace, de l’invention.

Traverser la cendre

ISBN : 978284705-259-6
EAN : 9782847052596

13x21cm, 64 p., 13.50 € ;
Publié avec le soutien du Centre national du livre

2021

Pendant l’extermination, ceux qui maintenant sont morts se sont soulevés, ils ont écrit, enterré leurs récits, caché les livres : leur résistance face à la déshumanisation. Pour demeurer vivants. Par les mots.

Après l’extermination, c’est au témoin de prendre la parole. Il doit rendre visibles leurs traces, déterrer leurs mots, affronter l’Histoire, dire la nudité des faits. C’est lui qui parle pour l’absent, le mort, l’inaudible, le refusé, l’invisible.

En s’adressant, par-delà la Shoah, à tous les massacrés, Michel Simonot interroge le rôle du témoin, loin de tout pathos, et invite le mort à prendre part par lui-même à ce qui s’énonce dans une fiction poétique qui suit le récit et l’exposition brute de faits.

Distinction

Le texte reçoit l’aide à la création d’Artcena, printemps 2021.


Coup de cœur du comité de lecture d’A Mots Découverts, 2021.

Extraits de presse

« chant puissant, tragique dans le sens classique, et beau, beau par-dessus tout / les mots, le rythme, la forme »

« texte bouleversant, cri mutique »

[Comité de lecture de A mots découverts, 2021]


« Je dirais qu’il [ton texte] est à la fois terrible et nécessaire (…)

Traverser la cendre affronte courageusement l’indicible. Tu contribues avec ta pièce puissante à « fendre l’effroi », je reprends ta formule. Cris, documents, poésie, évocations, listes, réflexions, faits, s’associent en une sorte d’oratorio qui transmet des choses essentielles. (…)

Trouver la langue « d’après » n’est pas facile. Tu as réussi je crois. »

[Lettre de Robin Renucci à l’auteur, juin 2021]


« Michel Simonot traverse, creuse, fouille avec une patience archéologique, l’indicible cendre de l’innommable histoire des camps d’extermination ; où des écraseurs d’os pilonnaient les squelettes humains pour les confondre à la terre.

L’auteur, à l’encre de la cendre, à trouver et écrit la langue d’après, qui est ici et maintenant, pour que l’humanité l’apprenne et la parle à son tour : « nous connaissions notre propre mort nous vivions pour la mort nous devions être des archivistes pour les vivants après les morts nous devions être des faiseurs de traces ».

Je ne me souviens pas d’un choc littéraire depuis « Si c’est un homme de Primo Levi ».

« Traverser la cendre » est un livre que les lecteurs doivent planter dans les mémoires d’autres lecteurs pour qu’éclosent des lettres fleurs sur la terre des ghettos : « entre les dalles fragments fêlés de ta silhouette tu crois voir
il y a des fleurs
des coquelicots à l’odeur de sang
je veux les cueillir les offrir aux silhouettes qui me croisent ».

[Dashiell Donello, Le Blog des Dits du théâtre, 2 septembre 2021]


« Michel Simonot a écrit un recueil de poésie pour tenter de dire l’indicible : le traumatisme de l’extermination des Juifs d’Europe par l’Allemagne nazi. (…)

Pendant l’extermination, ceux qui maintenant sont morts se sont soulevés, ils ont écrit, enterré leurs récits, caché les livres : leur résistance face à la déshumanisation. Pour demeurer vivants. Par les mots. Après l’extermination, c’est au témoin de prendre la parole.

En s’adressant, par-delà la Shoah, à tous les massacrés, Michel Simonot interroge le rôle du témoin, loin de tout pathos, et invite le mort à prendre part par lui-même à ce qui s’énonce dans une fiction poétique qui suit le récit et l’exposition brute de faits. »

[David Rofé-Sarfati, Toute la culture, 3 octobre 2021]

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