Éditions Espaces 34

Théâtre contemporain

Textes d’aujourd’hui pour le théâtre. Ces publications sont régulièrement soutenues par la Région Languedoc-Roussillon, et depuis 2003 par la SACD.

La terre entre les mondes

ISBN : 978-2-84705-254-1
EAN : 9782847052541

13x21cm, 88 p., 14.50 €
1 homme, 5 femmes
Publié avec le soutien du Centre national du livre

2021

Il y a des régions tranquilles au Mexique, les plus éloignées des Etats-Unis et les plus proches de Dieu, c’est ce qu’on dit. Là, entre un village maya et les vastes plaines recouvertes de soja, qui un jour étaient forêts, au pied d’une croix qui ne porte plus de christ, deux jeunes filles creusent un trou pour un fantôme.

La plus noire, Cecilia, est maya et vit au village avec son père qui soliloque en appelant la pluie. La plus blonde, Amalia, à peine plus jeune, appartient à une congrégation religieuse européenne qui travaille la terre et vit retranchée du monde. Elle n’a jamais vu plus loin que les plantations, elle a soif d’océans, d’arbres.

Autour d’elles, une sœur jalouse, une mère disparue, une morte qui refuse de mourir, et les dieux priés ou déchus. A travers Cecilia et Amalia, ce sont deux univers qui se regardent, eux-mêmes confrontés à l’intrusion sans état d’âme du monde technologique moderne.

Une pièce, délicate et puissante, sur la disparition (des êtres, des cultures, de l’environnement naturel), sur le monde magique des croyances, sur la force vitale de la jeunesse, et qui s’attache à faire entendre les langues parlées et leur beauté comme autant de liens vivants.

Distinction

La pièce reçoit l’aide à la création d’Artcena, printemps 2021.


Pièce nominée pour le Prix Godot 2022, sélection du comité de lecture de la Comédie de Caen - CDN de Normandie, remis le 17 mai 2022.


Pièce nominée pour le Prix Collidram 2022 des collégiens, remis en mai 2022.


Pièce sélectionnée dans le cadre du dispositif Text’Enjeux (ex Prix ado du théâtre contemporain) de la Maison du théâtre d’Amiens, sélection « étudiants », résultat en 2022.

Revue de presse

« Cécilia, son père et sa grand-mère morte sont hispanophones, de langue maya. Face à eux, la famille d’Amalia. (…) Ces deux langues, le maya et l’afrikaans, Métie Navajo prend plaisir à les convoquer par bribes dans la bouche des protagonistes, comme de vrais trésors.

Les deux jeunes filles, Cécilia et Amalia, tentent de se rencontrer. En toile de fond de leur rencontre, la violence du monde avec l’expropriation des terres, la destruction de la forêt pour faire de l’agriculture intensive, l’anéantissement d’une civilisation par le monde technologique et l’appauvrissement de la terre. (…)

Si le texte dénonce ce pillage de la nature, il fait appel au mystère, à l’onirique, la poésie, les rêves et les morts venant hanter les vivants. (…)

Un univers très fort et singulier. »

[Laurence Cazaux, Le Matricule des Anges, n°224, juin 2021]

Vie du texte

Lecture dans le cadre des Lundis en coulisse, proposés par le Théâtre narration, Lyon, 29 mars 2021.


Mise en espace dirigée par Jean Boillot, dans le cadre de la « carte blanche mexicaine » proposée à Métie Navajo, avec Cyrielle Ranet, Stéphanie Schwartzbrod, Roland Gervet, Johanna Korthals Altes, Sophia Fabian, Cybèle Zinslistudio, Théâtre de Vitry, le 29 mai 2021.

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