Textes d’aujourd’hui pour le théâtre. Ces publications sont régulièrement soutenues par la Région Languedoc-Roussillon, et depuis 2003 par la SACD.

L’Ascension de la tour de Constance

EAN : 9782907293631
13x21 cm, 50 p., 9,15 €
12 personnages pour 6 comédien(ne)s au moins

1998

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Extraits de presse

« Divers acteurs et actrices, qui ne sont jamais plus de douze, vivent douze scènes ou " stations " qui les mènent à l’ascension de la tour de Constance, tour édifiée à Aigues-Mortes, au bord de la Méditerranée. La tour, cadre de la création de la pièce, s’impose avec force comme l’élément principal de la narration, une sorte d’épine dorsale de l’œuvre.

Au cours des temps, d’un Moyen-Âge réinventé à un futur effrayant, Jean Reinert nous présente différents groupes de personnages. Tous soulignent l’importance fondamentale de la tour et, surtout, sa profonde dualité : avec la même inviolabilité elle s’érige en prison ou en refuge.

Elle enferme ou protège des amants de tous les siècles, des prisonniers fragiles, les animaux d’une nouvelle arche de Noé, des jeunes gens dont le destin (ont-ils contracté une maladie foudroyante ou non ?) est soudé.

En plus de l’émotion que proposent certaines de ces douzes scènes, la pièce présente également une réflexion intéressante sur la poursuite du passé dans le présent, ainsi qu’une habile mise en abyme du théâtre et de sa représentation par l’ambivalente identité des personnages comédiens. »

[Bulletin critique du livre français, n° 604, janvier 1999]


« Douze histoires, douze stations, une pour chaque mois de l’année, une pour chacun des douze prisonniers de la Tour. Toutes sont inspirées de l’histoire mouvementée de la Tour de Constance qui surplombe les remparts d’Aigues-Mortes.
Cette dernière fut tour à tour le nid d’amour de Philippe le Hardi et Marie de Brabant, le lieu de réclusion des femmes hérétiques, le refuge des immigrés italiens qui travaillaient dans les salins, un rempart contre la peste...

Du dialogue au monologue, du conte au récit historique, entre discours direct et indirect, l’auteur de cet ouvrage fragmenté s’essaie à tous les genres. Jean Reinert met en scène une tour. De toile de fond, elle accède rapidement au premier plan.
Banale personnification d’une construction en pierre, pensez-vous !
Rien de tout cela...
Sa présence gagne en intensité de phrase en phrase, d’histoire en histoire, de personnage en personnage.
Elle se dévoile petit à petit, attisant notre curiosité mais promettant de ne jamais se livrer totalement. Présence devenue vivante, elle demeure mystérieuse et fascinante alors même que la septième station, clef de voûte de cet édifice théâtral, nous livre le fondement historique des histoires précédentes et annonce les suivantes.
Le subtil mélange des référents participe sans doute de l’ambiance énigmatique qui se dégage de ce texte.

Jean Reinert multiplie à l’évidence les pistes de lecture : histoire locale (la vie d’Aigues-Mortes), histoire religieuse (Tour de Babel, chemin de croix), éléments de psychanalyse (ambiguïté de l’image de la tour à la fois temple de la féminité et symbole phallique).
Heureusement la brièveté du texte lui permet de suggérer sans sombrer dans les lourdeurs systématiques de l’écriture métaphorique. »

[La Lubie, septembre 2004]

Vie du texte

Création à Aigues-Mortes dans une mise en scène de Michel Touraille, en juillet 1998.

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