Éditions Espaces 34

Théâtre contemporain

Textes d’aujourd’hui pour le théâtre. Ces publications sont régulièrement soutenues par la Région Languedoc-Roussillon, et depuis 2003 par la SACD.

Depuis mon corps chaud

ISBN : 978-2-84705-270-1
ISBN : 9782847052701
13x21cm, 64 p., 13 €

Publié avec le soutien du Centre national du livre

2022

Deux monologues, deux voix, liées l’une à l’autre.

Tandis qu’il se meurt à l’hôpital, un homme livre par fragments des souvenirs, des visions, des détails de sa vie cabossée.

Elle, à peine 19 ans, est à son côté. Elle prend soin, observe, l’accompagne.

Un texte plein d’humanité sur notre fragilité d’être au monde, en passage, et sur la force souterraine des liens qui peuvent se tisser, au-delà des mots.

Distinction

Pièce recommandée par le comité de lecture de Eurodram 2022.


Pièce coup de cœur 2022 du comité de lecture du Théâtre de la Tête noire, à Saran.

Revue de presse

« La langue est simple, belle et juste. »

[Centre national du livre, février 2022]


« Tout de suite nous partons avec Gwendoline Soublin dans la résonance d’une écriture familière, celle de la vie.

Depuis mon corps chaud de Gwendoline Soublin fait monologuer deux voix, la première au seuil du départ.
Le seuil de celui qui part sans savoir ce qu’il deviendra.
Le seuil, c’est tout ce qu’il lui reste.
Il nous parle depuis tout ce qui est encore vivant. (…)

La seconde voix, Celle qui reste, a 19 ans ce jour-là : «  j’ai pris le train pour la première fois il y a un an alors j’étais une fille du purin qui découvre le bitume (…) je n’avais jamais connu que les morts animales (…) je ne connaissais pas encore les hommes morts ».

Celui qui part et Celle qui reste, deux voix liées l’une à l’autre qui font nœud avec l’humanité et la fragilité d’être au monde. (…)

L’écriture de Gwendoline Soublin, comme l’encre sympathique, nous livre le secret qui passe d’un texte à l’autre, par la chimie du sang qui bout dans les veines. Elle apparaît sur la page, en évitant le sensationnel que pourrait produire un texte sur la fin de vie.

Depuis mon corps chaud est une belle réussite que nous recommandons, tant nous avons été ému par sa nature humaine.

[Dashiell Donello, Le Blog Les Dits du Théâtre, 6 mai 2022]


« Celui qui part est un homme en train de mourir, opérer en urgence pour un cancer du larynx, il ne peut plus parler. Personne ne connaît son nom. (…)

Son monologue se transforme presque en une déclaration d’amour à la vibration de vie. (…)

Dans une langue entrecoupée de silences, comme si le souffle se faisait plus rare, Gwendoline Soublin essaie de trouver les mots, les images sur cette grande inconnue, le passage de la vie à la mort.

En dressant le portrait imaginaire de Celui qui part, elle redonne dignité et mémoire à cet oublié de tous, accompagné de la seule présence de Celle qui reste.

C’est un texte très intime (…) qui rend un bel hommage au métier de soignant. (…)

Le rapport à la mort et à nos morts est brûlant d’actualité, avec la logique de rentabilité mise en œuvre à l’hôpital ou le scandale des maisons de retraite.

Ici, le sujet est traité de façon sensible, il nous touche d’autant plus »

[Laurence Cazaux, Le Matricule des Anges, n°233, mai 2022]

Un court extrait lu par l’autrice

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