Textes d’aujourd’hui pour le théâtre. Ces publications sont régulièrement soutenues par la Région Languedoc-Roussillon, et depuis 2003 par la SACD.

Les Poussières de C.

ISBN : 978-2-84705-180-3
EAN : 9782847051803

13x21cm, 48 p., 12 €
une jeune femme

2019

C. et la narratrice sont amies. De longue date. La première part vivre à Moscou sur un coup de tête, la seconde décide de la rejoindre – pour voir, pour comprendre un pays qui lui est en tout point étranger.

S’ensuit un voyage initiatique au féminin, une quête de soi, de l’autre, à l’époque des nuits blanches. Une conquête d’un corps immortel à travers la fréquentation des extrêmes.

Les Poussières de C. est avant tout une réflexion sur l’absolu qui pousse toutes les grandes amitiés à aller jusqu’au bout d’elles-mêmes. Pour se prouver que l’on est vivant, avec l’autre, qu’il n’y a pas de finitude possible dans les aventures que l’on se promet à deux. Puisque l’on est deux.

Distinction

La pièce reçoit le Prix Hypolipo 2017, créé cette année-là et décerné par la maison des écritures et des écritures transmédias (M.E.E.T) à Orcet (63).

Extrait de presse

« Les Européens de l’ouest, que nous sommes, ont bien du mal à faire de l’immense Russie un territoire imaginaire : elle nous dépasse. Nous nous contentons à quelques exceptions près de l’appréhender à travers une série de clichés, de caricatures. Et souvent nous l’ignorons, à la différence de l’Amérique qui a nourri tant de fois notre littérature, notre cinéma, etc.

Marion Guilloux, dans sa très courte pièce composée d’un prologue, d’un épilogue et de 15 « moments », pourtant se transporte dans la Russie de 2015, celle de la région de Moscou et de ses tristes banlieues grises et des nuits blanches.

Nous suivons la trajectoire de deux filles : la narratrice, d’une part, qui dit « je », construit ainsi dans le langage dramatique un monologue central, narratrice dont nous ignorons le nom, et d’autre part son amie installée dans la capitale russe, dont une seule lettre, C, constitue son identité anonyme et secrète, déjà en voie de disparition. (…)

Le séjour est aussi le temps de ce qui se défait inexorablement entre les deux jeunes femmes. »

[Marie du Crest, La Cause littéraire, 26 juin 2019]


« Comment dire l’émotion ? Comment faire partager ce tremblement qui vous saisit, chaque fois que le souvenir fait retour, alors même que l’objet qui l’a causé s’éloigne, dans le temps et dans l’espace ? Par l’écriture, bien sûr, cette providence des voyageurs (…)

[L’auteure] plonge dans le délire baroque et concassé du Moscou post-soviétique, peut-être le seul lieu de la planète où toute folie est possible, et où le délire le plus radical semble moins qu’une étincelle dans un feu de forêt.

De cette quête sauvage d’absolu qui est aussi un chant d’amour désespéré, C. ne reviendra pas, engloutie par la Russie orthodoxe, sa démesure et sa violence. Car c’est bien elle, la Russie, personnage centrale et dionysiaque de cette Odyssée (…)

De ce périple en enfer, Marion Guilloux a ramené un texte sauvage et doux, un livre de rire et de sang, de tendresse et de mort.

Il lui faudra deux ans pour accepter l’idée qu’elle seule, avec sa voix et son corps, pouvait donner à entendre dans toute sa force ce long poème barbare ? Elle le fait avec sa chair, et la seule ponctuation d’une guitare et d’une caisse claire, proche à toucher les spectateurs. Comme les conteurs aux temps anciens. »

[François Bussac, La Nouvelle Abeille de Saint-Junien, 12 décembre 2019]

Vie du texte

Lecture musicale, dirigée par Charles Meillat, avec Marion Guilloux, ccompagnement musical : Gaspard Guerre et Joaquim Pavy, à La Barge à Morlaix (29), le 3 février 2019.


Lecture par l’auteure dans le cadre du Festival La Belle et la Fête, Théâtre Thénardier à Montreuil, les 16 et 18 février 2019.


Création par le collectif Champ libre dans une mise en scène de Charles Meillat, avec Marion Guilloux et création musicale et accompagnement de Gaspard Guerre et Joaquim Pavy, à la Comédie Nation, Paris, les 25 et 26 mai 2019.

Tournée 2019
— Théâtre de l’Etoile du nord, Paris, dans le cadre du festival "On n’arrête pas le théâtre", 2 et 3 juillet
— Présence Pasteur, pendant le Festival d’Avignon, 15 juillet
— Tulle (19), pendant le Festival de la Luzège, les 9 et 10 août
— Festival Champ Libre, Saint-Junien (87), entre le 25 août et le 1er septembre
— Hautes-Vienne en scènes, Limoges (87), les 18 et 19 décembre

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