Cette collection, créée en mai 2009, accueille des écrivains déjà publiés dans d’autres collections et de nouveaux écrivains. Elle s’adresse aux enfants du primaire et du début du collège, les textes pour adolescents étant publiés dans les collections Théâtre contemporain et Théâtre en traduction. Elle est aussi tout public.

L’autre nuit au milieu des arbres

ISBN : 2-84705-162-9
EAN 9782847051629

12x17 cm, 64 p., 8 €
Publié avec le soutien du Centre national du livre

2018

Le petit héros marche tout en parlant à son ami imaginaire. Il veut quitter la route, franchir le bord. Que va-t-il trouver de l’autre côté ? Jardin, maison, forêt. Porte. Et derrière la porte ?

Puis il rencontre le voisin qui parle avec son grand-père du jour et de la nuit, de la terre et du soleil, et des limites de cela. Des traces et des chemins. De l’héritage et de la transmission.

C’est alors que le petit héros s’approche de la forêt. Il y pénètre, s’y enfonce, se fait happé par la vie intime des arbres, des animaux, des loups. Qui sont-ils, ces loups ? Des monstres dévoreurs ou bien sa propre peur avec laquelle il joue sérieusement, avec délice, comme savent jouer les enfants.

Distinction

Pièce Coup de cœur 2018 de Théâtre(s), le magazine de la vie théâtrale.

Extrait de presse

« Le petit héros interroge tous ceux qui veulent bien répondre : son inquiétude le porte à recenser systématiquement les créatures et les situations qui l’effraient, le terrorisent. (…)

Nous découvrons avec lui "Onge", monstre absolument terrifiant qui révèle sa vocation pour l’horreur en exigeant du petit héros, s’il veut entendre son histoire, de se laisser absorber comme une proie, de "se laisser digérer".

Comment mieux montrer que nos terreurs nous habitent sans répit, jour et nuit ? (...)

Ce conte métaphysique est à l’usage des enfants qui ont l’âge de découvrir l’effroi de l’existence. »

[Fanny Carel, Revue des Livres pour enfants, n° 304, décembre 2018]


« Lancelot Hamelin mêle dialogue et récit et tend vers un univers fabuleux autant que psychanalytique. »

[Tiphaine Le Roy, Le Piccolo, septembre 2018]


« Bon livre.

Petit Héros est un garçon qui aime l’errance, il s’est trouvé un ami et plus précisément un Amimaginaire avec lequel il marche sur une route. Mais Petit Héros a très envie de sortir du droit chemin, d’aller de l’autre côté, il va oser puisqu’il est accompagné.

C’est ainsi qu’il va rendre visite à son grand-père et ses voisins. Il va dépasser les bornes au sens propre pour s’enfoncer dans le royaume des arbres où l’attendent les redoutables loups et un mystérieux monstre dont on annonce l’arrivée imminente...

Lancelot Hamelin nous propose ici d’accompagner Petit Héros dans son voyage et de partager ainsi son univers imaginaire qui, par définition, autorise toutes les expériences jusqu’à éprouver, par exemple, les délices de la peur mais aussi de la métamorphose... Qui n’a pas rêvé de devenir un jour le monstre redouté du conte ?

Le texte est dense, souvent très poétique et ludique. »

[Jean-Luc Gautier, Livr’jeune, avril 2019]


« Dans un univers imaginaire davantage construit par la parole que montré sur scène, ces thèmes se croisent et se tissent pour construire progressivement l’identité du Petit Héros : il n’a pas de nom, se revendique comme un je et non comme un on, se définit par ses peurs.

L’univers est celui des contes, petite maison dans la forêt, arbres, loups, monstres dévoreurs.

Tout ici est jeu : jeu avec les mots, quand les adultes croient sérieusement que la nuit tombe, jeu avec l’identité, jeu avec le double qu’est l’amimaginaire, jeu avec les peurs, jeu aussi avec le théâtre car le Petit Héros se donne explicitement comme personnage de théâtre, sait qu’on est au théâtre et évoque le lieu même du théâtre, qui risque aussi d’être dévoré par les monstres.

Mais ce jeu est celui des enfants, c’est-à-dire un jeu auquel on joue sérieusement.
La pièce parle donc du théâtre, boite noire, lieu de tous les possibles, lieu qui donne à voir au spectateur un double de lui-même, lieu de la parole et du merveilleux, de la magie, lieu où les peurs et les obsessions peuvent être dites et le monde convoqué par le simple pouvoir du verbe. »

[Michel Driol, Li&je, 28 mai 2019]

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