Textes d’aujourd’hui pour le théâtre. Ces publications sont régulièrement soutenues par la Région Languedoc-Roussillon, et depuis 2003 par la SACD.

Blanche Neige Foutue Forêt

ISBN : 2-84705-166-7
EAN 9782847051667
13x21 cm, 64 p., 13 €

2 femmes, 2 hommes (ou 3 femmes, 1 homme), vidéo
Publié avec le soutien du Centre national du livre

2018

Elle s’appelle Blanche Neige. Princesse, si l’on veut. Autour d’elle, une Reine, si l’on veut. Un Prince, si l’on veut. Et Le Conte. Si l’on veut.

Il y a aussi un château et une forêt. Foutue forêt en vérité.

Vérité, si l’on veut.

Il y a des comédiens qui jouent sur la scène et des personnages qui apparaissent sur un écran. Ce sont les mêmes, si l’on veut. Personne n’est exactement ce que l’on croit. Entre corps réels et images, il y a des écarts, des redoublements, des contradictions, des tensions, des combats.

Les images savent tout avaler et tout recracher. Voilà ce qui compte, ce qu’on recrache. Tout ce qu’on sait trop bien, tout ce qu’on comprend trop bien, tout ce qu’on nous apprend trop bien, tout ce qu’on voit trop bien. Tout ce qu’on dit trop bien.
Blanche Neige crache sa blancheur de princesse modèle, dévoile sa noirceur, et lorsque ses ami-e-s, les sept P., la rejoignent, elles nous purgent de toute pitié consolatrice.

Extraits de presse

« Du très bon théâtre qui a déjà grande allure à la simple lecture. On se dit que si la mise en scène est à la hauteur, ça doit vraiment être quelque chose et tenir de la performance artistique !

Il s’agit d’une nouvelle visite du récit de Blanche-Neige et des 7 nains, qui explore très puissamment les thématiques connues

C’est rude et poétique. Ca a du nerf, c’est un peu gore. »

[Babelio, Masse critique, août 2018]


« Le conte de Blanche neige est ici revisité avec l’ajout de l’évocation de la force des images dans notre monde moderne. L’auteure nous rappelle ici la fin du conte originel : et non, la méchante reine ne tombe pas d’une falaise un soir d’orage. Sa fin est bien plus douloureuse et cruelle (…)

Bien entendu j’ai aimé le portrait de cette Blanche qui lassée d’attendre dans son cercueil de verre un Prince qu’elle n’a pas revu depuis son enfance décide de partir courir le monde. Ces sept années passées en forêt n’ont toutefois pas été vaines, Blanche s’est fait des ami(e)s précieux qui sauront l’accompagner jusqu’au bout du voyage. Sa découverte du monde fait d’elle une femme de pouvoir et la fin n’en sera que plus radicale et rapide.

Le Prince est un imbécile, un assassin. La reine, par contre n’est pas si vilaine. Le conte met d’ailleurs en avant sa franchise. Et que dire de lui ? le conte ? Sa fin sera flamboyante...Et faire de lui un personnage ajoute au plaisir de les imaginer tous sur scène.

Cette vision du conte est vraiment contemporaine et permet d’aborder des thèmes tels que le féminisme, la théorie du genre, le nombrilisme, l’environnement. Et le ton est drôle. »

[Babelio, Masse critique, janvier 2021]


« une grande place est faite pour imaginer son interprétation sur scène, ou en esprit, avec une mise en scène très suggérée, qui cadre dès le début et tout le long. Au début, pour les personnages principaux, les vêtements, les coiffures, etc, sont très classiques, ancrés dans le genre ancien du conte, et vont évoluer au fil du texte.

A cela s’ajoutent différents supports modernes qui sont tous bons pour déconstruire le genre et tenter d’y amener une esthétique nouvelle : suggestion d’une bande-son, utilisation d’images et/ou de phrases-images qui viennent soutenir la puissance d’un propos, souligner un effet, suggérer des pistes... (…)

La déconstruction et la remise en question passe, en partie, par la modification, la création et la destruction des corps. C’est une vision moderne qui se cherche ici, qui se travestit parfois.

[Babelio, Masse critique, février 2021]

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