Textes d’aujourd’hui pour le théâtre. Ces publications sont régulièrement soutenues par la Région Languedoc-Roussillon, et depuis 2003 par la SACD.

Tenir

ISBN : 978-2-84705-143-8
EAN : 9782847051438

13x21cm, 80 p., 14 €
3 comédiens (2 hommes et 1 homme ou 1 femme)

2016

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Le monde s’écroule autour de Celui qui reste. L’Autre ne s’en émeut guère, Ils sont trois : Celui qui reste, L’Autre et Le Type. Il y aura aussi un oiseau, un goura bleu.

Celui qui reste regarde le monde s’écrouler autour de lui. L’Autre ne s’en émeut guère, il va et vient, disparaît. Autour d’eux, il ne reste plus rien qu’une plume de goura trouvée par Celui qui reste comme une promesse de vie.

Surgit un troisième personnage : Le Type, un être de violence à l’état brut. Qui isole encore plus Celui qui reste, qui veut partir de l’autre côté, avec L’Autre. Mais de l’autre côté, que trouvent-ils ?

Aussi la maladie, la dévastation, l’amour et les gouras. Mais, malgré son corps de plus en plus meurtri, Celui qui reste change. Il réussit à tenir seul, à résister au Type. À peut-être mieux aimer ?

Magnifique métaphore de notre monde – du courage aussi –, puissance de l’écriture au cordeau, Tenir s’articule en quatre parties : Rester, Bouger, S’envoler, S’ininterrompre, qui marquent le chemin suivi par Celui qui reste.

Personnages

— Celui qui reste, toujours là.

— L’Autre, pas toujours là. L’Autre est Celui qui compte beaucoup pour Celui qui reste.

Le Type, souvent là. Celui qui casse tout et qui veut tout avoir. Il veut tout posséder, même la mort, il veut la posséder… Rien n’est humain chez lui mais c’est un humain.

Extraits de presse

« (…) Trois personnages qui n’en sont pas vraiment, sans identité, sans nom, sans passé, sans genre. Trois personnages masculins à première vue qui pourraient tout aussi bien être des femmes, Celui qui reste tombe d’ailleurs enceinte.

Trois personnages qui ne pourraient être qu’un : Celui qui reste, hésitant entre la mort (Le Type) et la vie ou la survie (L’Autre). Des non-êtres qui errent et résistent dans un monde où tout se perd même ce qu’ils ont été. Des personnages hantés par une pulsion de mort omniprésente, légitime dans leur monde mortifère, et pourtant plein de vie, de joie même, parfois d’espoir.

Auprès d’eux, loin de se résumer à des indications scéniques, les didascalies forment une voix puissante et poétique, habitée, qui enrichit le texte et nourrit l’univers, emplissant les silences d’images et de possibles. (…)

S’articulant autour de 4 parties : « Rester », « Bouger », « S’envoler », « S’ininterrompre », à l’image du parcours opéré par Celui qui reste, le texte de Nathalie Papin multiplie les métaphores, les images pour parler simplement du monde, de l’amour, des utopies comme des rêves.

Entre silence et parole, entre solitude et amitié, entre humour et tragique, entre l’envol du goura (alter ego de Celui qui reste) et sa mort, entre la méchanceté du Type et son incapacité à aller au bout, à tuer Celui qui reste, Tenir est en tension. Une tension constante, qui se fait appel à la résistance, appel à la vie. Celui qui reste restera, toujours, envers et contre tout.

Tenir est une de ces rares pièces pour adultes qui garde son âme d’enfant. Sans être léger pour autant, le texte est habité par une fantaisie enfantine qui rappelle le conte. Un conte sombre et violent mais dans lequel on plonge avec un plaisir naïf.

Le texte n’en est pas moins extrêmement poétique. La langue de l’autrice est puissante, efficace, imagée. Elle nous transporte et fait vivre un monde beau dans son anéantissement et sa possible renaissance. On lit et on rêve d’une mise en scène qui saurait faire honneur à la pièce, qui saurait faire vivre ses images, cette poésie, une mise en scène qui saura rester à la limite entre le rêve et le cauchemar, entre la fin et l’espoir… »

[Alice Palmieri, Le Souffleur, 9 juillet 2017]

Vie du texte

Mise en voix à la Mousson d’été, dirigée par Leyla-Claire Rabih avec Christophe Brault, Charlie Nelson, Bruno Ricci, le 27 août 2017.

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