Textes d’aujourd’hui pour le théâtre. Ces publications sont régulièrement soutenues par la Région Languedoc-Roussillon, et depuis 2003 par la SACD.

Zou

ISBN : 978-2-84705-127-8
EAN : 9782847051278

13x21cm, 40 p., 10 €
une voix ou polyphonie

2015

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Au cœur de Zou il y a un homme qui agite le monde. Il est en scène, devant nous, en scène dans sa vie, devant ses écrans, il joue au théâtre, au cinéma. Il est lui et comédien. Jusqu’où incarne-t-il un personnage, jusqu’où se disloque-t-il ?

Dans ce texte Rémi Checchetto s’interroge sur la question de l’intégrité de l’être dans le monde, sur les avatars qu’il se crée, par exemple à travers l’univers des « furry » et qui deviennent plus réels parfois, et finalement sur la place de l’homme dans le monde fait de terre et de matières.

Extraits de presse

« (…) Le monde cassé comme de la porcelaine brisée sur le sol est le monde de celui qui parle, qui monologue, de celui qui crée son « très beau big big bang » (p.21). Il met à bas, en poète (Checchetto n’en est-il pas un ?) « la phrase sempiternelle, le cordon textuel ». Une nouvelle cosmogonie verbale chasse ce qui fut, selon la variante p.21, comme en une litanie :
et maintenant et désormais

Et maintenant zou va rimer avec vous : le monologue devient dialogue ou du moins adresse à l’autre, p.22 :
dire
vous
zou !
Vous

Quelque chose dès lors s’ouvre et s’élargit dans le texte et dans ce monde répété « je vois mon monde mon monde » (p.24). Il y est question du corps et de tous les sens puisque la vue, c’est la vie. Une nouvelle grammaire s’invente.

Nous assistons en vérité à une ère autre, d’un incipit transformé et qui lui aussi revient (p.28, 29,30, 31) :
c’est le matin ou le soir ou le midi tout autant
(…) »

[Marie du Crest, La Cause littéraire, 20 octobre 2015]


« Zou, c’est un homme qui s’agite en un long monologue… qui s’agite, ou qui agite le monde autour de lui.

À la fois lui-même et comédien, il interroge la vie et la place de l’homme dans le monde, jouant des mots et des expressions pour en extraire le sens caché et la poésie incongrue. »

[L’Avant-scène théâtre, n°1399, 1er mars 2016]


« Joyeuse et poétique, l’écriture de Rémi Checchetto se fait le sismographe du monde.

… soudain le monde s’est réuni, a formé une boule, une chose sphérique et fœtale et grisâtre, et, sans crier gare, passe par le vide-ordures du cinquième étage, cela se fait sans bruit aucun, ni de révolte soulèvement, ni de geignement pleurnichement, ni de frottement raclement / zou ! C’est le début. Un tremblement de texte. La fin définitive d’un avant. Le point de départ d’un après.

Et celui qui parle ainsi se trouve débarrassé des guenilles du monde ancien, de ses clichés datés, de ses musiques ringardes, de sa poésie révolue.

Qui est-il d’ailleurs ? Rien n’est précisé, il n’y a pas de personnages, juste celui qui parle. (…)

La langue de Rémi Checchetto s’accroche aux images, aux métaphores, aux nuances des nuages qui encombrent le ciel. Ses mots sont très concrets, très présents, le temps lui-même est aboli, nous sommes les témoins d’une naissance (…)

Rémi Checchetto aime les formules, les listes, les redites et les répétitions. Son écriture, joyeuse et tonitruante, nous emmène aux confins de la poésie, et de la corde à sauter.

Il y a du jeu d’enfants dans son plaisir à faire bondir les mots, à les faire danser ; de la comptine aussi lorsqu’il reprend des leitmotivs pour lancer ses paragraphes et les voir flotter dans l’air du petit matin (…)

Et puis le petit « zou » vient régulièrement interrompre le texte, le découpant, le fragmentant en éclats parfois de verre ou de rires. Un petit mot de trois lettres qui chasse le sérieux, accélère le rythme du temps et nous amuse par son innocence autoritaire.

Le texte est dense et court. Il peut et doit se relire pour en révéler toutes ses surprises. »

[Patrick Gay-Bellile, Le Matricule des Anges, n°170, février 2016]

Vie du texte

Lecture aux Lundis en coulisse du Théâtre Narration, dirigé par Gislaine Drahy, Lyon, le 25 avril 2016.

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