Textes d’aujourd’hui pour le théâtre. Ces publications sont régulièrement soutenues par la Région Languedoc-Roussillon, et depuis 2003 par la SACD.

Elles deux

ISBN : 978-2-84705-121-6
EAN : 9782847051216

13x21cm, 56 p., 12,50 €
2 hommes, 3 femmes

Publié avec le soutien du Centre national du livre

2014

Nous ne proposons pas d'achat en ligne. Mais certains ouvrages sont disponibles en ebook.

Deux filles, deux amies que rien ne peut séparer. Deux ados qui se projettent dans l’avenir et qui dessinent au futur une vie adulte où elles s’imaginent toujours côte à côte.

Un jour, quelque chose se passe. L’une disparaît laissant l’autre, ses parents, tout. Elle prend un chemin de traverse et s’évanouit. L’autre poursuit sa vie, comme les parents de l’une, dans l’incompréhension, le trouble, le vide et l’oubli impossible.

Et puis le temps passe. Beaucoup plus tard, un autre jour, alors qu’elles sont au presque bout de leur temps de vie, elles se retrouvent. L’une et l’autre côté à côte à nouveau.

Que reste-t-il de leur histoire ?

Extrait de presse

« Elles deux est un triptyque du temps : le temps de l’avenir rêvé de l’adolescence d’abord, ensuite celui du passé qui sépare les êtres en chemin et enfin celui du temps de la mémoire qui s’efface.

La vie de deux filles qui ne font qu’une, celle de Pouffe et de Glousse qui disparaît, et celle de « deux vieilles assises » en quête de leurs souvenirs.

Elles deux sont des copines, indissociables, comme des sœurs siamoises de la langue et de la grammaire et de la dramaturgie : Darley écrit pour la première réplique la didascalie ELLES pour désigner ces personnages, reprend souvent l’adverbe « ensemble » ou encore « l’une et l’autre » ; leur donne la parole à travers le pronom « on ».

(…) Et puis surgit un garçon (p.16), figure, silhouette, qui dans les trois parties de la pièce jouera un rôle. Il est celui qui défait le lien si fort entre les deux jeunes filles inexorablement parce qu’il lui faut en choisir une et délaisser l’autre. L’idéal trio (« lui et nous » p.19) ne saurait tenir.

La deuxième partie scelle à son tour la perte, la séparation. D’ailleurs le temps a passé et Emmanuel Darley abandonne le présent pour l’imparfait.

Les deux personnages féminins maintenant portent en didascalies deux surnoms, qui malgré leur écho sonore les individualisent définitivement. Il y a Pouffe, la sage et fidèle, et Glousse, la fugueuse, celle qui disparaît avec des inconnus, des chiens. Fille en treillis, portant des chaussures jaunes. Elle a quitté le père et la mère sans donner de nouvelles après avoir suivi un garçon. (…)

Pourtant dans la troisième partie, elles se retrouvent (c’est le présent de la vieillesse). Elles semblent vivre dans une maison de retraite ou un quelconque établissement pour personnes âgées. (…)

Pouffe a perdu la mémoire, la mémoire de leur jeunesse au point de dire « vous » à son amie. Elle ne fait que dire « je ne me souviens de rien » par deux fois, « je ne me souviens plus de rien, pas de souvenir ». Pourtant Glousse jusqu’au bout s’accroche à ce combat contre l’oubli, tente de percer d’une petite lumière le souvenir d’un jour, elle qui sait si bien raconter les histoires.

[Marie Du Crest, La Cause littéraire, 26 septembre 2016]

Vie du texte

Sélectionné par La Voie des Indés en Languedoc-Roussillon, janvier 2016.


lecture d’extraits par l’auteur, Librairie Le Haut Quartier, Pézenas, 26 janvier 2015.

lecture d’extraits par l’auteur, Train de Vie (Carine Lacroix et Moreau), Paris, 29 mars 2015.

Haut