Textes d’aujourd’hui pour le théâtre. Ces publications sont régulièrement soutenues par la Région Languedoc-Roussillon, et depuis 2003 par la SACD.

Expansion du vide sous un ciel d’ardoises

ISBN : 978-2-84705-113-1
EAN : 9782847051131

13x21cm, 96 p., 13,80 €
1 homme, 2 femmes, caisse enregistreuse

Publié avec le soutien du Centre national du livre et du Centre Régional des Lettres de Basse-Normandie

2013

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Il y a F., caissière au SUPER près du périphérique. Elle travaille du lundi au samedi. Elle aime son métier, ses copines...

Il y a J., son mari, ancien cadre du SUPER, qui a démissionné après avoir refusé d’être muté à plus de 800 km. Pourtant, si le SUPER devient HYPER, c’est grâce à l’excellence de son travail.

Enfin, il y a la Direction, rouleau compresseur dévouée à l’optimisation de la productivité, qui déshumanise et se déshumanise. Que peut-on accepté ? Jusqu’où ? Pour quoi ?


« Je cherche à travailler une écriture nerveuse, électrique, qui, contrairement aux
textes précédents, n’est pas composée de tableaux permettant l’ellipse temporelle. Un mot peut à lui seul transformer la situation, le lieu et la temporalité.

Ainsi, malgré la trompeuse impression de continuité, l’action est fragmentée, cadencée, les ruptures vont devenir de plus en plus nettes, brutales, pour refléter les différents modèles managériaux qui s’évertuent à exercer une pression grandissante, harcelante afin d’avoir le meilleur rendement, la meilleure productivité. »
Christophe Tostain

Extraits de presse

« Il est effectivement question dans sa pièce, de notre monde contemporain, celui que nous partageons ici et maintenant. Société de consommation, diktat managérial au cœur de la grande distribution, qui écrasent les individus. Ce n’est d’ailleurs sans doute pas le fruit du hasard si la photo de la première de couverture du volume est illustrée par une photographie de C Tostain qui regarde comment nous vivons, coincés entre les rayons du supermarché. Pas si super que cela.

L’humanité se « déshumanise ». Les personnages sont pour le couple, les lettres J et F (respectivement l’homme et la femme). La hiérarchie du magasin est « la Direction » comme une abstraction du pouvoir et une machine performante de contrôle des achats et des actes du personnel : elle prend la parole selon les lois de la reconnaissance vocale. La société humaine ne fonctionne plus qu’à partir d’une parole suspendue, marquée dans le texte par le retour du / comme si les phrases ne pouvaient aller jusqu’à leur terme, comme si le sens n’arrivait pas à s’épuiser.

(…)

La fin de la pièce est d’ailleurs marquée par un dérèglement fou de la typographie (mise en page en 2 colonnes, variations des polices), par un emballement de la parole, celle de F. qui finit par tomber, par une accélération du sens (« vite vite viens vite, sous mon parapluie de brique, écoute, écoute »… ) ; le verbe accélérer revient sans cesse.

Le monde n’est plus alors que chaos, énumération universelle que le signe / suspend parce qu’il faut bien en finir. Ainsi le texte de C. Tostain s’inscrit-il dans l’écriture de notre époque. C’est l’acception la plus noble de l’expression théâtre contemporain. Comme les pièces de Masséra, de Vinaver, il y a plus longtemps, le théâtre de C. Tostain parle de l’organisation sociale, économique de nos sociétés actuelles mais son regard est peut-être plus inquiétant encore parce que le monde est aujourd’hui cruellement impitoyable. Dur et gris comme le ciel hivernal. »

[Marie du Crest, La cause littéraire, 6 janvier 2014]

Vie du texte

Pièce finaliste du Prix Ado des lycéens 2015, Amiens.


Création dans une mise en scène de Christophe Tostain avec Malika Labrume, FX Malingre, Elisabeth Tual en 2013-2014 :
— Théâtre du champ exquis à Blainville, le 5 novembre
— Théâtre de l’Archipel à Granville, le 14 novembre
— Halle aux Grains à Bayeux, le 13 février
— Théâtre de Lisieux, le 12 décembre

Tournée 2015
— Théâtre de La Chapelle Saint Louis, Rouen, du 26 au 28 mars

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