Textes d’aujourd’hui pour le théâtre. Ces publications sont régulièrement soutenues par la Région Languedoc-Roussillon, et depuis 2003 par la SACD.

Que moi

ISBN : 978-2-84705-112-4
EAN :
9782847051124

13x21cm, 40 p., 10 €
monologue polyphonique

Publié avec le soutien du Centre national du livre

2013

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Que moi est un portrait du « moi » (rien d’autobiographique), seulement une tentative de dire le « je » qui parle et de ne dire que cela, c’est-à-dire ce qui le différencie, le singularise.

C’est un portrait en lutte contre plus fort que soi.
Portrait dans la modestie, l’immodestie de l’effort, du balbutiement. Pas dans la prétention
du discours.

Se dessine alors l’immensité de ce qui l’entoure – de ce qui entoure tout être au monde.

Dans la lignée des textes précédents, Que moi est une forme d’aboutissement de ce questionnement sur l’identité qu’explore Rémi Checchetto par une forme proche du monologue dans laquelle la parole est donnée à de multiples voix.

Extraits de presse

« Comme le veut la réalisation éditoriale d’Espaces 34, la petite photo de la première de couverture constitue une ouverture, au sens lyrique du terme, de l’œuvre à venir.

Ici il s’agit justement d’une photo de Jean-Marc Bourg : un arbre dépouillé dans un décor minéral se fait métaphore de celui qui va prendre la parole, qui « s’effeuille » pour se reconnaître : le moi, le « que moi » mis à nu. Le premier titre du texte était Moi ; le titre définitif s’affirme de façon radicale. L’éviction de tout le reste, de tous les autres, que la forme restrictive impose avec une sorte de violence syntaxique, est instaurée.

(…) La langue bafouille, bégaie, répète (n’importe quoi, n’importe quoi (p.19), cherche le mot juste en même temps que la quête de soi se fait :
J’échappe à ma langue, que je ne peux me saisir dans mes dires, qu’il me faut un lasso pour me choper… (p19). A la recherche du moi retrouvé.
Si le moi est affaire de mots, il est aussi et davantage sans doute principe vital. Il est corps. (…)

Dans son texte, R. Checchetto parle de la tentative ontologique d’aller au bout de nous-même pour atteindre « le noyau dur » de notre être. La langue poétique et théâtrale lui sert de viatique. »

[Marie du Crest, La Cause littéraire, 27 janvier 2014]

Vie du texte

Différentes étapes de travail ont eu lieu en 2012 : Théâtre de la mauvaise tête (Marvejols, 48), la Chartreuse (Villeneuve les Avignon) à deux reprises.

La création est prévue en 2013-2014 par Jean-Marc Bourg, comédien et metteur en scène, avec également François Lazaro, fondateur du Clastic Théâtre, marionnettiste.

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