Textes d’aujourd’hui pour le théâtre. Ces publications sont régulièrement soutenues par la Région Languedoc-Roussillon, et depuis 2003 par la SACD.

Oswald de nuit

ISBN : 978-2-84705-095-0
EAN : 9782847050950

13x21cm, 56 p. , 11 €
1 homme, 1 femme, voix multiples

Ouvrage publié avec le soutien du Centre national du livre

2012

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Présence secrète dans les murs de la ville, Oswald est la figure centrale de ce triptyque.

D’une chambre d’un hôtel quelconque dans le premier volet éponyme à la rencontre, dans L’Ennemi, d’un homme – lui-même victime et prisonnier de ses propres préjugés –, sa trajectoire est marquée par le désarroi devant les dérives politiques et économiques contemporaines.

Face à cette impasse, une jeune Européenne, dans Rosa, éclaire sous une forme poétique les voix possibles d’un dépassement de ce climat résigné.

De la désespérance à l’espoir d’une nouvelle utopie commune.

Extraits de presse

« Au fond, le théâtre n’a jamais cessé d’être poétique, en vers ou en prose : Racine, Claudel… Il est poésie dans son verbe et poésie en acte : visions de Wilson, Living théâtre…

Samuel Gallet pense son texte à la fois comme musique, rythme, sons et voix ; il dédie son texte aux musiciens Baptiste Tanné et Melissa Acchiardi. La musique et la poésie sont sœurs. Oswald de nuit sonne comme un écho au si beau Gaspard de la nuit de Bertrand. Et Samuel Gallet se place sous l’ombre tutélaire de Rilke dans son épigraphe.

Oswald, l’être plutôt que le personnage, porte un nom qui claque comme celui d’un assassin américain, bien loin de la douceur du fiancé de Zénaïde de Tardieu. Oswald est au centre du premier volet du triptyque, l’Ennemi sera le second, et peut-être Rosa le panneau central.

Vocabulaire de peinture, pourquoi pas puisque le texte ne s’enferme pas dans les conventions dramatiques. Par exemple, le nom des personnages en didascalies n’apparaît qu’une fois lors d’un dialogue Lucie/Oswald (5-pp.22-23), de longs passages en italiques décrivent le personnage dans une logique strophique et incantatoire avec des retours réguliers à la ligne à la façon d’un leitmotiv (…)

… l’insurrection prend la parole charriant sa violence. Le texte pourtant se referme sur une réconciliation avec soi et avec le monde. La voix n’est plus solitaire mais chorale : « nous ». La Révolution fait tourner le cosmos et ses mots : noches, estrellas, galaxias, et les langues s’enrichissent. Vient l’allemand : Nächte, Sterne, Milchstrassen. La nuit devient lumineuse et nous laisse espérer amour et monde, les deux derniers mots du texte. »

[Marie Du Crest, La Cause littéraire, 1er février 2013]


« Samuel Gallet pense son texte à la fois comme une musique, un rythme, une voix (…)

Oswald de nuit sonne comme un écho au si beau Gaspard de la nuit de Bertrand. Oswald tente de réconcilier son moi avec le monde qui l’entoure. Ses premières rencontres sont des fiascos, car les hommes sont aussi perdus que lui.

Heureusement, dans le troisième volet, Rosa va éclairer son quotidien et lui montrer les différents chemins de vie possibles pour ne plus accepter d’être résigné. »

[L’Avant-scène Théâtre, n°1341, 1er avril 2013]

Vie du texte

Le Comité 8.1 propose le triptyque sous forme d’opéra-rock avec Melissa Acchiardi (composition musicale, vibraphone et percussions), Baptiste Tanné (composition musicale et guitare), Jean-Philippe Albizzati et Samuel Gallet (interprétation).
Festival Essayages, Les Vans (07), 7 septembre 2012.


Lecture, dirigée par Nadège Coste, Compagnie des 4 coins, Théâtre universitaire de Nancy et de Metz, 3 et 4 avril 2013.

Création, dans une mise en scène de Nadège Coste, Compagnie des 4 coins, Théâtre universitaire de Nancy et de Metz, 20 mars 2014.


Création radiophonique par L’Atelier Fiction de France Culture, dans une réalisation de Christophe Hocké et Cédric Aussir, avec Adèle Haenel, Nicolas Bouchaud, Hector Manuel, Denis Lavant, Ruth Olaïzola, Emmanuelle Destremau, le 26 mai 2015.

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