Textes d’aujourd’hui pour le théâtre. Ces publications sont régulièrement soutenues par la Région Languedoc-Roussillon, et depuis 2003 par la SACD.

Erwin Motor, dévotion

ISBN : 978-2-84705-092-9
EAN : 9782847050929

13x21cm, 72 p., 12,50 €
2 hommes, 2 femmes

Ouvrage publié avec le soutien du Centre national du livre

2012

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Erwin Motor est une petite entreprise de sous-traitance automobile. Y est employée, la nuit, sur une chaine de montage, la jeune Cécile Volanges, ouvrière modèle dont l’obstination et la fierté se heurtent à l’incompréhension de son mari.

A l’usine, cependant, un homme veille au bon déroulement des tâches, Monsieur Talzberg. Il surveille ses ouvrières de près, voire de trop près, par des moyens qui lui sont propres.

En effet, tandis que la directrice d’Erwin Motor, Madame Merteuil, agite la menace d’une délocalisation, comment agir sur la baisse de production ? Où chercher le coupable ? Ou plutôt la coupable.

Et l’étau se ressert autour de Cécile – une nouvelle forme de liaison dangereuse.

Extraits de presse

« Il y a une force poétique très grande dans l’écriture de Magali Mougel, une très belle manière de parler du monde du travail et de l’usine, sous l’angle incroyablement audacieux de la dévotion, ce qui est plutôt provocateur.

Erwin Motor est une usine automobile où Cécile Volanges travaille la nuit, à la chaine, en disant Ma dévotion pour mon travail est mon émancipation. Son chemin vers la liberté passe par l’émancipation en l’amenant très loin jusqu’à la résistance.

Magali Mougel invente un paradoxe génial : le travail qui est une échappatoire pour Cécile Volanges est aussi l’endroit même de son aliénation.

Il est intéressant de voir comment les personnages incorporent ce discours extérieur et comment il voyagea entre eux. Nous espérons que le spectateur suivra le parcours en repérant comment un discours extérieur s’impose à nous au point que l’on ne sache plus que ce n’est pas notre propre parole et pensée, mais celle d’un discours dominant. »

[Extraits de l’interview de Delphine Crubézy, Poly, octobre 2015]


« Ancré dans l’univers aliénant du travail à l’usine, le texte délesté de tout pathos pourrait s’inscrire, affirmer l’auteure, dans « le théâtre de la constatation sociale ». Qui approche l’horreur économique bine différemment de Daewoo, roman-enquête de François Bon porté à la scène par Charles Tordjman. (…)

En détournant les figure libertines des Liaisons dangereuses – Madame Merteuil campe ici l’implacable patronne de l’usine Erwin Motor quand Monsieur Talzberg (Valmont en allemand) est son contremaitre zélé, libidineux -, Magali Mougel éclaire autrement la nature de l’aliénation de Cécile Volanges, l’ouvrière.

Mêlant poésie, trivialité et prosaïsme concret quotidien, son écriture protéiforme interroge la complexité de notre rapport au travail, à la violence sociale, au pouvoir, à l’usinage de nos vies. »

[Veneranda Palatino, Dernières Nouvelles d’Alsace, 4 novembre 2015]


« Ces Liaisons dangereuses contemporaines qui font de l’entreprise libérale toute-puissante le fossoyeur de la société ne manquent pas de clairvoyance. »

[FM, L’Alsace, 7 novembre 2015]


Les quatre personnages « s’observent et se taclent avec le même acharnement. Rapports de séduction et de pouvoir, pression, veulerie et rageuse jalousie sont autant à la manœuvre que dans le roman de 1782. (…)

La scénographie est superbe, rideaux de lanières en plastique, panneaux transparents d’où l’on espionne, éclairage à petites touches. Le texte est vif (…)

Une mise en scène pleine de qualités et de maîtrise. »

[C.S.C., Dernières Nouvelles d’Alsace, 13 novembre 2015]


« S’emparant de ce superbe texte de Magali Mougel, détournement poétique et politique des Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos et de Quartett d’Heiner Müller, Delphine Crubézy nous immerge dans une usine automobile en pleine déliquescence, dont on ne sait avec certitude si elle n’a pas été délocalisée en Pologne. (…)

Se joue ici la complexe domination des pouvoirs industriels et financiers sur la vie d’une simple ouvrière. »

[Caroline, Chatelet, Théâtre(s), hiver 2015]

Le texte à l’étranger

Traduction en espagnol (Mexique) par Humberto Perez-Mortera (commande de l’Institut des Beaux-Arts de Mexico City).

Lecture en espagnol dirigée par Ignacio Escárcega, dans le cadre du Cycle de Théâtre Européen, au Théâtre El Granero du « Centro Cultural del Bosque » de Mexico City, le 23 et le 24 août 2011.


Traduction en allemand par Frank Weigand en collaboration Leyla-Claire Rabih.

Diffusion en direct de Erwin Motor, Hingabe , sous la direction de Anouschka Trocker, sur SR 2 KulturRadio depuis la Alte Feuerwache de Sarrebruck dans le cadre du Festival Primeurs, le 22 novembre 2012.

Vie du texte

Pièce finaliste du Grand Prix de littérature dramatique 2013

Inscrite au répertoire de la Comédie-Française, 2011

Pièce sélectionnée par le comité de lecture du Théâtre du Rond-Point.
Lecture dirigée par Brice Cousin, avec les Elèves de l’ESAD, lors des Mardis midi, le 5 février 2013.

Pièce sélectionnée par les Lundis en coulisse du Théâtre de l’Aquarium.
Lecture par les comédiens du JTN le 25 mars 2013.

Sélectionnée par le Fracas des mots, laboratoire pour les écritures contemporaines du CDN-Le Fracas, Montluçon, mai 2013.


Lecture à La Mousson d’été 2011, dirigée par Olivier Werner, Pont-à-Mousson, le 28 août 2011.

Lecture au Studio-Théâtre de la Comédie-Française, dirigée par Laurent Muhleisen, avec
Sylvia Bergé, Denis Podalydès, Jennifer Decker et Guillaume Mika, le 5 novembre 2011.

Lecture au Théâtre de la Huchette, Paris, le 18 juin 2012.

Lecture par l’auteur à la bibliothèque Armand Gatti, La Seyne-sur-mer, le 6 octobre 2012.

Mise en voix dirigée par Sébastien Bournac dans le cadre des soirées « Mauvaises herbes », Toulouse, le 23 janvier 2013.

Lecture par la compagnie Actémobazar dans le cadre du Festival des Ecritures, dirigée par Delphine Crubézy avec Philippe Cousin, Delphine Crubézy, Violaine-Marine Helmbold, Christophe Muller, le 24 mars 2013.


Création pour marionnettes à gaine et portées par le Théâtre aux mains nus, dans le cadre du Festival d’automne, sous la direction d’Eloi Recoing, du 5 au 10 octobre 2012.


Lecture-spectacle dans une mise en scène d’Emmanuel Debout et Stéphanie Crosa avec Murielle Biot, Nicolas Zanier, Samory Sakho, Julie Castel, salle Jean Dame, Paris, du 8 au 10 février 2013.


Chantier de création dirigé par Maxime Contrepois, compagnie Le Beau Danger, avec Adeline Guillot, Dan Artus, Elsa Grzeszczak, Mathias Zakhar, Confluences, 10 et 11 novembre 2014.

Création dans une mise en scène de Maxime Contrepois, avec Dan Artus, Roxane Kasperski, Joseph Fourez et Judith Morisseau, Théâtre de la Loge, Paris, du 26 au 29 avril 2016.


Création par la Compagnie Actémobazar, dans une mise en scène de Delphine Crubézy, avec Violaine-Marine Helmbold, Fred Cacheux, Philippe Cousin, Cécile Gheerbrant :
— La Filature, scène nationale, Mulhouse, du 5 au 7 novembre 2015
— Comédie de l’Est-CDN d’Alsace, 25 et 26 novembre 2015
— Théâtre Gérard Philipe, scène conventionnée de Frouard, 5 février 2016
— TAPS, Strasbourg, 23 février (et 21-22 avril)

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