Textes d’aujourd’hui pour le théâtre. Ces publications sont régulièrement soutenues par la Région Languedoc-Roussillon, et depuis 2003 par la SACD.

Juillet au paradis

ISBN : 2-907293-42-7
13x21 cm, 88 p., 12.50 €
6 hommes, 3 femmes

1997

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Dans un bar en marge d’une grande ville régentée par une milice, au cœur de l’été, neuf personnages s’affrontent dans un huis-clos où l’engrenage de la violence sur fond de racisme va s’emballer. L’autre, ici l’étranger, devient le bouc émissaire de la misère de sa propre vie.

Extraits de presse

« C’est une dramatisation de certains aspects négatifs de la société occidentale : une banlieue comme tant d’autres avec ses immigrés, une station-service dont le vieux gérant maghrébin est mort au cours d’un braquage, un bistrot (lieu unique de l’action ) fréquenté par les gens du quartier, deux miliciens, un homme sur le retour qui tente de refaire sa vie avec une prostituée de vingt ans sa cadette, une vieille femme à l’esprit dérangé, et trois jeunes, Saïd français d’origine maghrébine, Scoter et son amie Nini.

Le milicien chef et Saïd savent que l’auteur du braquage est Scoter, revendeur de drogue occasionnel. Le premier profite de la situation pour s’en prendre à Nini en menaçant les uns et en entraînant les autres. Le viol est imminent lorsque Saïd arrive et prévient Scoter que ses " frères " sont à sa recherche. Même jeu du milicien à l’encontre de Saïd en excitant le racisme latent des clients, et cette fois-ci le jeu va à son terme : Saïd est laissé pour mort derrière le comptoir.

C’est une pièce réaliste, les personnages sont frustres, le langage quotidien.

Le schéma en est très classique (unité de temps, de lieu, et d’action) ; l’intrigue repose sur le suspens et la pression psychologique La situation d’enfermement, très forte, concentre les effets du réel et fait apparaître une fatalité dans l’engrenage de la violence et de la haine ; ceux qui n’entrent pas dans ce cercle ne sont pas en mesure de le briser. Le lecteur comprend aussi comment de vagues idées xénophobes s’ajoutant aux frustrations intimes peuvent déboucher sur des comportements monstrueux. Une démonstration in situ sans didactisme apparent, ce qui est pour beaucoup dans l’intérêt de cette pièce. »

[Bulletin critique du livre français, n° 583, avril 1997]

Vie du texte

Pièce diffusée sur France Culture le 27 février 1997.

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