Après diverses traductions liées à des mises en scène, création d’une collection "Théâtre contemporain en traduction" avec la Maison Antoine Vitez-Centre international de la traduction théâtrale

Mer

ISBN : 978-2-84705-069-1
EAN : 9782847050691

13x21cm, 48 p., 9,80 €
1 homme, 1 femme

2010

Collection Théâtre contemporain en traduction
Traduit du sicilien par Bruno et Frank La Brasca

Avec une grande tendresse, cette pièce conte l’amour que se portent un homme et une femme qui n’ont pas les mots pour l’exprimer.
Lui est assis au bord de l’eau, il attend. Elle est sur le point de rejoindre leur maison pour le dîner. Mais elle n’arrive pas à se décider à partir, à le laisser seul, ainsi.

Alors ils tentent de parler de ce qui fait leur vie et petit à petit se révèle cet amour qui ne s’est jamais dit à haute voix.

Tino Caspanello a dédié cette pièce A ceux qui aiment en silence.

Extraits de presse

« Délicieux duo musical en dialecte de Messina, que l’auteur a dédié à tous ceux qui “aiment sans mot”, pendant qu’il assiste au prolongement d’un bref adieu répété, au bord de la mer, entre un mari effrayé de rester seul à pêcher et sa femme qui n’arrête pas de parler pour retarder son retour à la cuisine. Là aussi, une voix vibre, spasmodiquement intéressée au langage, et tend le filet invisible d’un sortilège amoureux fait pour emprisonner le mouvement aux rythmes de sa partition, en liant les deux figures poignantes dans la nuit de la mer. »
[Le Jury du Prix Riccione Teatro]


« ... ni l’un ni l’autre ne sait vraiment trouver les mots,
(...) Peu à peu, ils parviennent tout de même à se livrer (...) laissant percevoir toute la tendresse qu’ils n’ont jamais su exprimer. »
[L’avant-scène Théâtre, n°1298 du 15 février 2011]


Lire sur le site Altritaliani, en italien et en français, l’interview de Tino Caspanello sur Mer et A l’air libre par Julie Quenehen, traductrice.


« (…) je vais raconter l’histoire d’un couple qui s’aime, mais qui ne sait pas comment se le dire. Une nuit sans lune, au bord de la mer. Il pêche, elle l’attend. C’est très simple, très ordinaire, ça sonne comme du Beckett. Une grande pièce. »
[Léa Drucker interviewée par Nicolas Roux, Elle, 29.04.11]


« Mer, une pièce de Tino Caspanello, un texte pour lequel elle a eu un coup de coeur »
[Léa Drucker interviewée par Marie-Anne Klelber, JDD, 15.05.11]


« C’est la première fois que cet auteur sicilien, Tino Caspanello, est joué en France. J’ai été séduite par son écriture simple, naturaliste. Il fait partie de ces grands auteurs qui réussissent à retranscrire ces moments apparemment banals, pleins d’hésitations et de mystères. »
[Valérie Beck, Ile de France, 22.05.11]


« L’auteur sicilien, Tino Caspanello, utilise les mots comme les notes d’une petite musique. Sa belle partition raconte deux êtres qui ne savent exprimer leur amour.
(…) Comme le ressac de la mer, leur mal de mots pour dire leurs maux se fracasse contre des silences.
(…) Il y a beaucoup de tendresse dans ce texte court qui dure à peine une heure. Ce langage simple, qui ressemble à une litanie, peut dérouter et laisser certains spectateurs sur le bord. Mais si on se laisse embarquer, le voyage est séduisant. Il n’est pas aisé d’incarner les non-dits d’une pensée, les sentiments refoulés, et de faire ressentir cet amour retenu. Les deux comédiens parviennent remarquablement à interpréter cela. Ils donnent beaucoup de relief à ces êtres ordinaires.
(...) La mise en scène de Jean-Louis Benoît est esthétiquement magnifique, tant par la scénographie que par le mouvement qu’il a donné aux comédiens. »
[Marie-Céline Nivière, Pariscope, du 1er au 7 juin 2011]


« Dédiée à « ceux qui aiment en silence », la pièce de Tino Caspanello évoque ainsi l’histoire de tous les couples dont les sentiments – profonds, indéfectibles – ne s’expriment pas à travers des déclarations ou des attitudes enflammées.
Au sein de la mise en scène picturale et intimiste de Jean-Louis Benoit (mise en scène qui instaure une belle atmosphère bleue nuit), Léa Drucker et Gilles Cohen confèrent à leurs personnages ce qu’il faut de sensibilité et de profondeur. Petite réplique par petite réplique, en un peu moins d’une heure, ils font voyager notre imaginaire, prennent la place de l’épanchement et de l’effusion. Un univers dont la simplicité déploie un charme évanescent. »
[Manuel Piolat Soleymat, La Terrasse, n°189, juin-juillet 2011]

Vie du texte

La pièce Mari a reçu le Prix spécial du Jury du Prix Riccione pour le Théâtre en 2003.

Lecture de Mer lors du festival ActOral de Montévideo, Marseille, en octobre 2007.

Lecture d’extraits en français par Bruno La Brasca et en sicilien par l’auteur et Cinzia Muscolino, La Libreria, Paris, 13 décembre 2010.

Lecture par le collectif de Troisième bureau à Grenoble, le 21 mars 2011.

Coup de coeur du comité de lecture du Théâtre de la Tête noire et lecture au Théâtre à Saran, lors de Text’avril, le 8 avril 2011.

Création au Théâtre de l’Atelier, à Paris dans une mise en scène de Jean-Louis Benoit avec Léa Drucket et Gilles Cohen, du 14 mai à 18 juin 2011.

Nouvelle création par la Compagnie la Strada dans une mise en scène de Catherine Toussaint avec Véronique Mangenot et François Cancelli, MJC Intercommunale d’AY (51), le 5 novembre 2013.

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