Éditions Espaces 34

Théâtre contemporain

Textes d’aujourd’hui pour le théâtre. Ces publications sont régulièrement soutenues par la Région Languedoc-Roussillon, et depuis 2003 par la SACD.

La Petite Fille que le soleil avait brûlée

ISBN : 978-2-84705-298-5
EAN : 9782847052985

13x21cm, 80 p., 15 €
A partir de 4 comédiens (2 hommes, 2 femmes) ou plus : 21 personnages
Publié avec le soutien de ETC Caraïbe

2023

Après sept années passées à l’étranger, la nièce de Yole revient dans son pays natal pour lui faire une demande très spéciale : porter sa robe de mariée le jour de son propre mariage.

Mais la découverte de la robe nuptiale tachée de sang et déchirée ouvre au récit de la vie de Yole et à ceux de toute une société, éminemment patriarcale, qui assujettit les femmes dès leur naissance.

Faire entendre les voix, écrasées par le silence, d’existences ravagées par la religion et les traditions délétères, et enlever le poids de la honte : ce texte comme un cri.

Distinctions

Pièce lauréate du Prix SACD de la dramaturgie francophone en 2020 sous le titre Elle voulait ou croyait vouloir et puis tout à coup elle ne veut plus !.


Pièce lauréate 2022-2023 du comité du Quartier des Autrices et des Auteurs (QD2A) d’Ivry-sur-Seine.

Extrait de presse

« La langue du texte emprunte à différents registres : le récit, le dialogue, le chœur, l’invective frontale, ce qui donne à la pièce sa vie et sa variété.

Elle convoque aussi la langue haïtienne dans la scène du sacrifice vaudou.

Une langue toute de colère, de révolte, d’abnégation, mais comme contenue, qui marche par lame de fond et fait gonfler drames et douleurs. Une langue qui ne demande qu’à surgir, exploser et cela dans la quasi-totalité du texte (…)

Forme et contenu se tiennent par la main et alimentent l’image d’un cercle vicieux. Une langue non dénuée d’humour, fine et grinçante (…)

C’est l’écrasement de la femme qui est passé au crible de son histoire religieuse. (…)

Fesque vivante et contrastée, qui va de la tragédie à la farce, entre influence de l’église et influence des esprits vaudous. (…) Polyphonie puissante et à portée universelle. »

[Comité de lecture du Théâtre de Quartiers d’Ivry, février 2023]


« Nous avons été bouleversés par son authenticité. (…)

Pour nous conter l’histoire de Yole, par qui tout se révèle, Andrise Pierre va par les témoignages et les anaphores analyser la culture du viol, dans une société qui n’a jamais remis en question le patriarcat et sa violence envers les femmes.

Le père par le boulanger : « et ce soir-là, la veuve connut une nuit d’amour avec une ferveur qui ressemblait plus à de la violence ».

Ce n’est pas rien de dire que le patriarcat est un système dont la cohérence structure notre société.
Une dimension essentielle de cette domination masculine passe par le contrôle de la sexualité, via un discours fait par des hommes pour les hommes, banalisant les violences sexuelles et discréditant les femmes qui en sont victimes.

« La petite fille que le soleil avait brûlée » de Andrise Pierre est un texte essentiel pour que la parole des femmes soit défendue hautement et sans exception. (…)

Nul besoin de vous dire l’urgence de lire ce texte. »

[Dashiell Donello, Le Blog les dits du théâtre, 25 janvier 2024]

Vie du texte

Lecture dirigée par Alexandra Courquet et Adrien Ledoux, Compagnie L’abadis, avec Laurianne Baudoin, Daniel Blanchard, Alexandra Courquet, Chloé Hervieux, Soraya Jasmin et Fabrice Richer, lors des Zébrures du printemps 2021, Francophonies de Limoges en mars 2021.


Lecture lors des Lundis en coulisse du Théâtre Narration, Lyon, le 11 décembre 2023.

Un court extrait lu par l’autrice

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