ISBN : 978-2-84705-102-5EAN : 9782847051025 13x21cm, 80 p., 12,80 €1 femme, ou distribution ouverte Publié avec le soutien du Centre national du livre E-BOOK sur http://e-fractionsdiffusion.com/telechargement/editions-espaces-34/

Guérillères ordinaires

Lilith à l’estuaire du Han

À Seorae.
Le vent y claque
accroche ses chairs froides
dans les arbres de Seorae.
Brume levante
crachin brumeux
le vent claque
et fait de ses bras
des crochets
qui démembrent les arbres de Seorae.
« Elle pourrait être ici. »
Tu me dis Georg.
« Exactement ici.
Tu vois elle irait de là à là.
Elle serait grande comme ça.
Une grande fenêtre.
On abat ce morceau de mur.
Et on fait une grande fenêtre.
Une baie vitrée.
De là à là.
Juste au-dessus de ta table à repasser.
Entre le congélateur et la machine à laver.
Exactement entre.
Pour ne pas que le soleil tape dessus.
Il ne faut pas que le soleil tape dessus.
Le congélateur dos au mur et au soleil.
Toi face à ta table et le jardin avec derrière les arbres de Seorae.
Une buanderie avec vue sur le jardin.
Tu repasserais avec vue sur le jardin.
Avec le regard qui pourrait se porter au loin sur le jardin
avec derrière les arbres de Seorae. »
Qui a envie de regarder des arbres se plier
du vent souffler
se perdre et démembrer
des arbres ?
Cette habitude de se donner beaucoup de mal.
Toujours il faut qu’il se donne beaucoup de mal Georg
beaucoup trop de mal.
Les travaux.
La poussière.
Le mur que l’on abat que l’on troue.
Je n’aime pas cette idée Georg.
« Tu pourrais repasser avec vue sur le jardin.
Le soleil entrerait dans la pièce pendant que tu repasserais.
Imagine le soleil. »
Je n’aime pas le soleil
qui perce
traverse les nuages et vient là
percutant
me piquer les yeux
irriter ma peau
me taper sur le système nerveux
m’irriter les nerfs et la tête.
« J’ai pensé — imaginé — me suis dit que tu aurais envie d’un peu de soleil.
La lumière est triste ici.
La pièce est aveugle.
Tu passes tellement de temps ici seule.
Tu passes tellement de temps.
Je me suis dit — imaginé — que ça un peu de soleil était peut-être quelque chose que tu aurais aimé
avoir la vue sur le jardin avec derrière les arbres de Seorae. »
Cette façon d’envisager
à ma place
empathie
cette façon de se glisser
dans ma peau
ma tête
empathie
imaginer le flux nerveux qui me parcourt
comprendre
empathie.
Ce que je te réponds ce jour-là tu ne le comprends pas.
Je ne veux pas d’une fenêtre.
Une baie vitrée.
Si quelqu’un se colle le nez à la fenêtre.
Regarde et colle son nez à la fenêtre.
Il se pourrait
ça se pourrait que quelqu’un qui passe entre et se colle le nez à la fenêtre
me regarde
me regarde de derrière la fenêtre.
Mon intimité.
La préserver.
Avoir là cet espace qui est le mien pour moi.
Je ne veux pas d’une fenêtre.
Peut-être toi tu en veux une
la désires.
Je ne la désire pas.
Je ne construis pas de fenêtre dans ton bureau.
Je ne viens pas là dans ce que tu as comme bureau
un mètre à la main
dessiner sur les pans de tes murs des traits en projet d’une fenêtre.
Je ne fais pas ça.
Je te respecte.
Je respecte ce qui est à toi.
Il y a une frontière une ligne une marque entre nous.
Ce qui est de ton côté ce qui est de mon côté
ce qui me regarde ce qui te regarde.
Mon intimité me regarde.
Pas de gens qui se collent le nez à la fenêtre pas d’enfants qui se collent le nez à la fenêtre.
Tu pars et tu reviens avec ton mètre
arpentes mon mur avec ton mètre
traces des lignes avec ton mètre et t’apprêtes dans mon dos à casser un pan de mon mur dans mon dos
pour que je ne sais pas quel soleil entre et
Tu ne peux pas venir et dire ce que tu te dis.
Ce que tu te dis tu te le dis.
Ce ne sera jamais ce que je désire.
La fatigue /
Ça me fatigue ce temps passé à se dire ces choses qui ne servent à rien.
On ne se dit rien.
Tu pars tu reviens et on ne se dit rien.
Juste ça des histoires de mètre de mur de trous de pans à abattre pour qu’un soleil entre.
Un soleil /
Ce que tu me réponds je ne le comprends pas.
« Je comprends. »
Ce que tu as pu comprendre Georg.
Je me le demande encore Georg.
Je me le demande encore au milieu du vent soufflant de Seorae.


Léda, le sourire en bannière

Scène 1
____

Je m’appelle Léda.
Léda Burdy.
Léda Burdy ici pour vous accueillir.
J’accueille par vocation.
Je cultive l’excellence.
J’ai un goût du contact, une résistance nerveuse, une maîtrise d’au moins une langue étrangère et, bien sûr, je suis courtoise à toute épreuve.
Je dis OUI à tout.
Je suis souriante, efficace et résistante.
J’aime mon travail, j’aime mon travail.
L’accueil est une alchimie, un savoir-vivre, un savoir-être.
J’ai beaucoup de savoir-faire et un savoir-être qui s’améliore avec le temps.
L’accueil est une alchimie.
L’accueil est.
Accueillir est d’abord un respect de procédures protocolaires.
Il faut respecter un certain nombre de protocoles
certaines procédures.
Lorsque j’accueille le public
lorsque je travaille à l’accueil de l’entreprise EGON FRAMM
je suis responsable du bien-être du public accueilli.
Je suis responsable de celui qui a rendez-vous dans un étage comme je suis responsable de celui qui attend des rendez-vous dans son bureau des étages.
Je gère les flux de rendez-vous.
C’est important la gestion des flux de rendez-vous.
Les rendez-vous fixés ne sont pas des rendez-vous de courtoisie.
Ce sont des rendez-vous d’affaires.
Des rendez-vous qui ont pour objectif d’amener à conclure des affaires.
Il est prouvé qu’un accueil
chaleureux
généreux
cordial
permet à plus de 80 % des rendez-vous d’aboutir à des fins concluantes.
J’ai conscience de la place que je joue dans le jeu de la négociation.
Aussi est-ce pourquoi je travaille
rigoureusement
vigoureusement
à
être
chaleureuse
généreuse
et
cordiale.
Je suis hôtesse d’accueil.
Mon travail est d’accueillir.
De veiller au bien-être de chacun.
De veiller.
Accueillir.
Avec le sourire.
Par toutes les températures.
Le sourire en bannière sur mon visage.
Accueillir.
Le vent peut me geler les pieds.
Je suis résistante
à toute épreuve.
Sourire.
La vie de mes fluides internes ne doit pas troubler mon sourire
dévier mon attention des objectifs que je dois tenir.
Sourire.
(…)

Scène 6

J’ai beaucoup vomi Egon.
Regarde-moi maintenant, Egon.
Mon corps est froid comme une pierre.
Tes doigts presseraient et pinceraient ma chair
une trace indélébile resterait.
Je pensais que tu serais fier.
Egon.
Fier de moi.
De ma capacité
de mes capacités à tout mettre en œuvre
pour rectifier
le tir.
Mais pas de chants de gloire pour Léda /
Secousses.
Secousse d’une angoisse
la mémoire est surpeuplée.
Vieille trace en moi
de n’être plus qu’un enchevêtrement d’os fracturés.
Secousses.
Séisme de voix éparses à l’intérieur de mes rêves.
À rebours.
Le décompte commence.
Combien d’heures peut-on encore tenir
quand le corps se décharne sous le coup de la souffrance ?
Le corps ne s’emplit plus de rien.
Les veines
parchemins desséchés
laissent à peine circuler dans leur canal un peu de mon liquide.
Corde du silence
tu me tires à toi.
Je /
À rebours.
L’horizon ne se soulève pas encore.
Egon Framm, c’est à tes côtés que je vais mourir
lorsque le soleil fera disparaître du ciel son reflet dans l’atmosphère.
Je ne mange plus.
Je
ne
peux
plus /
La bouche ne s’ouvre plus pour mâcher le pain.
Elle absorbe des lambeaux de l’air.
Chaque jour qu’une miette
une graine
un pépin
se glisse
dans mon œsophage rompu par la sécheresse
tu entres dans ma nuit
Egon.
Engloutissement
tu en prends possession.
Je
ne
peux
plus
respirer.
Egon.
D’autres et moi
moi et d’autres dans mes rêves
nous cachons de toi.
Mais chaque nuit
tu nous retrouves
au moment
où nous
portons
à notre bouche
un peu
de pain.
Un peu de quoi nous rassasier.
Combien sommes-nous ?
Nous peuplons ma chambre.
Nous /
Je n’ai pas mangé Egon.
Je le jure.
Regarde-moi.
Je ne mange plus /


La dernière battue

LE COMMENCEMENT /
Je prends la voiture.
Je commence à prendre la voiture
la voiture de mon père
je lui prends sa voiture quand il ne va pas à la chasse
qu’il n’y a pas de battues
ou que quelqu’un d’autre l’emmène avec sa voiture pour la battue.
Je prends sa voiture et je vais jusqu’à chez elle et je l’emmène avec moi.
AU COMMENCEMENT
nous ne faisons que traverser les champs.
On traverse le champ on traverse les champs en voiture.
Et on finit par aller jusqu’au bout d’un champ
jusqu’à ce que le chemin de terre
le petit sentier finisse par s’enfiler dans les arbres de la forêt.
Lorsque la pluie tombe on reste dans la voiture et lorsque la pluie ne tombe pas
on s’assied derrière un tas de bois resté là.
Au commencement /

Puis j’ai dit simplement un jour où on était derrière le tas de bois
j’ai dit simplement
je veux glisser ma langue dans ta bouche.
Je glisse ma langue dans sa bouche.
Je fais venir ma langue dans sa bouche.
Et je sens se produire ce qui doit se produire dans le bas de mon ventre
lorsque sa langue sa salive à son tour viennent dans ma bouche
que sa langue se met à caresser ma langue
que toute son odeur se coince dans chacun de mes angles
se coince sous chacun de mes ongles
et je la touche
et je la caresse du bout de chacun de mes doigts.

Extraits de presse

« Le théâtre de Magali Mougel est ici et maintenant, même s’il s’approprie parfois de grandes figures emblématiques. Lilith comme Leda sont des femmes modernes, harassées par les exigences des petites divinités irascibles du marché et du patriarcat. La guerre se joue entre deux non-dits et deux renoncements. La guerre, c’est un impératif : soyez économiquement, affectivement, sexuellement et socialement performants.

L’impératif est risible, alors on rit, parce que le rire est un exutoire provisoire, mais on voit bien que le rire ne suffira pas : trop de pressions, trop de tensions, quelque chose va se rompre.
La guerre est à l’œuvre ici et maintenant dans les textes de Magali Mougel, une guerre d’autant plus implacable qu’elle affecte des personnages qui – jamais – ne sombrent dans l’excès ou la caricature. Bien au contraire : les personnages conservent une grande dignité, celle de leur langue : aucun naturalisme ou aucune moquerie dans leur bouche, mais une langue âpre qui pose et repose les questions essentielles, une langue maniaque et domptée qui ne cesse de s’étonner de voir passer à chaque repas le même menu amer et désenchanté. »

[Eric Pessan, décembre 2012]


« Les Guerrillères ordinaires forment une trilogie fondée sur le destin de trois femmes dont nous entendons le monologue. Elles ont face à elles trois figures masculines qui leur font violence, Georg, le mari, Egon Framm le patron et enfin le père chasseur dans le dernier texte. Elles choisissent toutes les trois la violence de la mort pour se libérer. (…)

Elles sont des femmes mythologiques comme des souvenirs du théâtre classique à la langue poétique justement que Corneille dans « son discours sur le poème dramatique » appelait de ses vœux. Lilith est la première femme d’Adam, celle qui refuse la loi adamique. Elle parle à son époux « gros, chauve et alcoolique ». Adam et Georg signifient la terre en hébreu et en grec. Lilith sera un être d’eau, une fille du fleuve Han qui coule à Séoul. Privé de réalité incarnée, l’homme violent ne comprend pas, persécute. Monstre domestique, monstre économique et monstre moral : le père. Mais pourtant les trois poèmes sont des œuvres autonomes aussi.

(…) Il y a dans les textes de Guerrillères ordinaires toujours un point de rupture qui tient de la folie de la parole et de l’approche de la mort décrite ici dans des détails physiques très forts, liquides répandus, chairs desséchées… (…)

Dans La dernière battue, Magali Mougel, une fois encore, fait de la mort une poétique organique.(…)

Dans ce texte, l’apaisement ne viendra pas, la dernière battue est la perte de l’innocence absolue et seul un rire sarcastique, un masque grimaçant (de théâtre) peut clore le rituel du sacrifice. Ça m’a fait rire, dit-elle.

Ainsi les trois textes-monologues de Magali Mougel forment-ils un triptyque sur lequel s’établit la parole tragique, celle de la poésie d’Eros et de Thanatos. »

[Marie du Crest, La Cause littéraire, 16 avril 2013]


« Les guérillères, ce sont trois femmes, aux prises chacune avec un homme, le mari, le patron, le père, trois figures emblématiques du mâle. A travers trois récits courts, trois monologues, l’auteur nous livre des destins tragiques, dont la mort est la seule issue. (…)

Magali Mougel donne à ces textes le nom de poèmes dramatiques, une forme située entre la poésie et le théâtre, écrite dans une langue claire et immédiate, une langue peuplée d’images.
L’écriture fait avancer l’histoire jusqu’au dénouement, inéluctable.

Ces femmes prennent place parmi les héroïnes ordinaires de l’histoire de l’humanité, celles qui depuis la nuit des temps ont choisi d’affirmer leur condition. »

[Patrick Gay-Bellile, Le Matricule des Anges, n°143, mai 2013]


« Ces guérillères ordinaires, ce sont trois femmes subissant un quotidien opprimant auquel elles échappent en suivant leur logique normative.

Le lyrisme des monologues fait montre d’une grande violence aussi bien thématique que verbale, matérialisée par une écriture se resserrant sur l’implicite tout en égrainant sa mélodie.

Lilith à l’estuaire du Han traite d’un drame familial, s’achevant aussi tragiquement que Léda, le sourire en bannière, victime du diktat du travail.

Plus ambiguë, La dernière battue place un amour lesbien au sein d’un milieu de chasseurs. Poignant. »

[L’avant-scène Théâtre, n°1348, septembre 2013]


L’auteur Magali Mougel frappe fort au Poche à Genève_ avec Guérillères ordinaires, Anne Bisang signe un spectacle sensible et âpre, porté par des actrices admirables.

Euripide sort parfois de la machine à laver. Ecoutez Océane Court dans la peau de Lilith. Admirez sa façon presque enfantine d’être guerrière, dans la moiteur de la buanderie d’abord, dans le vent qui mord Seorae, ce bout de la terre où elle vit.

Au Poche à Genève, la jeune interprète révèle la langue de l’auteur français Magali Mougel. L’actrice a la sveltesse d’un mousse sur sa chaloupe, une détermination hauturière – celle aussi de son personnage. Elle joue une femme ordinaire qu’une révolte projette aux marges de l’humanité, une sans-nom qu’une tragédie crucifie en Médée.

A la mise en scène, Anne Bisang signe avec Guérillères ordinaires un spectacle âpre et sensible, ravageur et musical.

Qu’est-ce que Guérillères ordinaires ? Trois histoires de femme en proie à une partition qu’elles n’ont pas choisie, jusqu’au jour où un incident brise le mors aux dents qui semblait leur fatalité. (…)

Dans « Guérillères », il y a guérilla. L’idée d’une révolte dans le maquis des aliénations. C’est ce qui se produit avec Rebecca Balestra, dans le petit tailleur de Léda, préposée à l’accueil dans une entreprise. (…)

Guérillères ordinaires évoque Marguerite Duras. Les mots de Magali Mougel sont des la (r) mes.

[Alexandre Demidoff, Le Temps, 9 décembre 2015]


« Zoom sur ces poignantes Guérillères ordinaires, sorte de poupées russes contenant elles-mêmes trois monologues intérieurs, où il est tour à tour question de l’inconfort familial sous l’oppression maritale (Océane Court), du malheur d’un corps qui n’est plus calibré pour répondre à la norme professionnelle (Rebecca Balestra), puis des difficultés à aimer une fille (Michèle Gurtner).

On s’attachera particulièrement à cette fuite du réel en première partie de spectacle, la plus longue, où Océane Court oscille avec éclat entre l’espace du dedans et du dehors : Seorae résonne comme un paysage lointain, un orient durassien, où le bruit du vent frôle la maisonnée de Lilith.

Dans pareille contrée imaginaire vit cette femme autour de la quarantaine, choyant ses enfants. Prisonnière de son enfermement domestique, dans un état de délabrement intérieur pareil au mur détruit à coups de massue par son mari pour y ouvrir une fenêtre sur le jardin, elle étouffe entre les cloisons du foyer. A cette percée de lumière, elle préfère « sentir le silence de la buanderie comme une petite musique de nuit »…

Un poème intime et dramatique qui se déroule dans le bruissement de la poésie, le fil des métaphores, les digressions sur le désir disparu en écho à Virginia Woolf, où la comédienne déploie la force d’un jeu ardent, finissant par exulter son incapacité à s’accommoder d’un état qu’elle renie.

Le talent de la dramaturge réside là : poétiser la souffrance d’une femme piégée par sa domesticité en la libérant de ses entraves grâce à la puissance du récit. Cette « guérillère »-là, et ses comparses, valent le détour. »

Cecile Dalla Torre, Le courrier, 23 décembre 2015]


« Dans ce mouvement visant notamment à démasquer les systèmes de représentation et d’identité sexuée et sociale ainsi qu’à déconstruire les mythes, remettre en cause l’archétype mensonger de la belle apparence et des certitudes toutes faites, Magali Mougel semble rejoindre, jusque dans une noire ironie pressée à froid, la lauréate du Prix Nobel de littérature en 2004, l’Autrichienne Elfriede Jelinek.

La littérature en devient un acte de résistance et d’interrogation parfois dérangeante, voire insaisissable contre de nombreuses formes d’aliénation et use de la langue comme « une blessure qui ne guérit jamais », selon l’expression chère à Jelinek. (…)

C’est sans doute pourquoi les écrits de Magali Mougel même s’ils recèlent un aspect non figuratif sont toujours étroitement liés au corps. Les textes se constituent des lignes juxtaposées d’un poème dramatique capables de construire pour lui des couvertures de survie mais aussi des couches de linceul et des lignes serpentines capables capable d’atteindre le tréfonds de la maison de l’être où le loger, lui et son crime en gésine. (…)

[Bernard Tappolet, Genève active , 23 janvier 2016]

Le texte à l’étranger

Traduction de Leda, le sourire en bannière en espagnol par Maria Canela Ochoa, 2019.

Vie du texte

— Léda, Le sourire en bannière

Texte issu d’une commande de la compagnie Les yeux comme des Hublots (Rosheim) à l’occasion de l’exposition Anselm Kiefer, Musée Würth (Erstein), sous le titre Femmes / Frauen.

Mise en espace au cœur de l’exposition par Muriel Brzeznicki et Claudia Pellarin-Raveau, 20 septembre 2011.

Lecture in progress dirigée par Philippe Labaune, Théâtre du Verseau, avec Leïla Brahimi, Centre européen de Poésie d’Avignon, du 23 au 27 juillet 2012.

Création dans une mise en scène de Philippe Labaune, Théâtre du Verseau, avec Leïla Brahimi, Scène Rhônes-Alpes de Saint Martin d’Hères, 22 et 23 avril 2014.


— La dernière battue

Texte issu d’une commande de Michel Didym, Théâtre de la Manufacture - CDN de Nancy dans le cadre du projet Confessions, à l’occasion la manifestation Neue Stücke – Semaine de la dramaturgie allemande.

Mise en scène par Michel Didym au Théâtre de la Manufacture,du 30 mars au 7 avril 2012.


Lecture par l’auteure dans le cadre des « Amies d’Olympe », organisé par Orphéon-Bibliothèque de théâtre Armand Gatti, 5 octobre 2013.


Création au Théâtre de poche à Genève des trois pièces dans une mise en scène d’Anne Bisang avec Rébecca Balestra, Océane Court, Jeanne de Mont, Michèle Gurtner en décembre 2015, janvier et février 2016.

Tournée 2017-2018
— TPR - Centre neuchâtelois des arts vivants, La Chaux-de-Fonds (23), du 8 au 12 mars 2017
— NEST à l’occasion du Festival Court Toujours 2017, Thionville, le 23 septembre 2017.
— Scènes du Jura, La Fabrique, Dôle (39), du 3 au 5 avril 2018.

Tournée 2019
— Scènes des Vosges, Epinal (88), le 14 mai


Le comité de lecture des LabOrateurs a choisi de faire entendre les trois textes sous forme de lectures en continue de 10 minutes à travers les vitrines des librairies partenaires : O les Beaux Jours, Terra Nova, Terres de Légendes à Toulouse, le 8 mars 2016.


Mise en scène d’Elisabeth Barbazin avec Léa Masson, lors du Festival de caves du 18 au 24 juin 2018.


Mise en espace dans le cadre des Officieuses du Théâtre Artéphile par la compagnie Les Grisettes le 21 juillet 2019 avant la création.

Création dans une mise en scène d’Anna Zamore, avec Frédérique Dufour, Evelyne Torroglosa, Lou Heyman, au Domaine d’O, Montpellier, les 6, 7 et 8 novembre 2019.

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